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Bien aimés du Christ

Chers frères et sœurs en ce 13e dimanche du temps ordinaire de l’année A l’Eglise nous invite à suivre Jésus. Lui-même le Christ dans le discours qu’il fait à ses disciples leur explique ce que veut dire le suivre. Le suivre cela suppose une pleine ouverture à Dieu et aux autres.

Commençons par la première lecture tirée du deuxième livre des Rois ; nous constatons que le prophète Elisée trouve chaque fois l’hospitalité auprès d’une famille qui a tout et qui se suffit au niveau économique. L’absence d’un enfant dans leur foyer n’est pas une préoccupation. Leur suffisance matérielle ne constitue pas un obstacle pour eux car la crainte de Dieu les amène à donner l’hospitalité : « Ecoute, je sais que celui qui s’arrête toujours chez nous est un saint homme de Dieu ». Savoir reconnaitre la présence de Dieu dans l’étranger qui nous visite.  Ce couple pourrait dire tout simplement cet homme nous agace tellement le vide d’un enfant est si fort et pourtant, il décide d’améliorer le confort du prophète afin que ces séjours soient le plus agréable possible.

Nos souffrances ne doivent pas être des freins à notre générosité. Nous avons nos croix personnelles est-ce pour autant que nous devons oublier les commandements du Seigneur qui nous invite à un amour parfait vis-à-vis de notre prochain. Oui par notre baptême nous avons tous été unis au Christ Jésus ; c’est par son amour suprême que nous sommes unis à Lui. Pour nous ses disciples, cela suppose une imitation ; oui imiter le Christ pour nous c’est prendre notre croix et faire comme lui. Faire comme le Christ voudrait dire faire des efforts considérables pour l’aimer plus que tout. Il faut sortir de son carcan familial et s’ouvrir aux autres qui sont aussi nos frères et sœurs. Nous considérons grands et importants pour nous les personnes de notre sérail ; les autres n’ont aucune importance ou même n’attirent pas notre attention. Jésus nous dit que les autres qui ne sont pas nos parents ; nos concitoyens sont Lui. Alors celui qui aura un regard d’amour pour l’autre qui est Lui à sa récompense.

Bien aimés chers frères et sœurs allons au-delà de nous ; il est vrai que notre monde aujourd’hui nous pousse au repli sur soi, à la fuite de l’autre ; nous ne savons qui nous visite ou qui nous approche. En Dieu le bienfait n’est jamais perdu puisqu’il est récompense en vie éternelle.

De nos jours il est très difficile de s’ouvrir aux autres à cause de l’ingratitude criard de ceux à qui nous faisons du bien. Les replis ethniques en disent long sur ce qu’est notre monde aujourd’hui ; la crainte de l’étranger est tellement réelle que certains états durcissent leur loi sur l’immigration. L’etranger n’est plus le bienvenu.

Chers frères et sœurs le Seigneur nous rend dignes de partager sa vie. Le baptême nous unis au Christ, définitivement, et le Seigneur, fidèle à son amour, nous invite à en témoigner à travers les gestes du quotidien. Que l’Eucharistie ravive en nous la joie de évangile et le désir d’en vivre.

Père Cyprien AHOURE

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