17e Dimanche du Temps Ordinaire Année A

17ème dimanche du Temps Ordinaire A

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  • Dieu est le Don, il est le donateur et il est au fondement de l’acceptation du Don
  • Finalité des dons reçus de Dieu : Dieu donne toujours en vue d’un service à réaliser en faveur de ceux qui nous entourent
  • C’est dans la réalisation de ce service (et donc de notre vocation) que nous coulons une vie heureuse

Les textes de ce dimanche situent en Dieu les aspirations fondamentales de l’homme : Sagesse ( 1ère Lecture), Amour (2ème Lecture) et Bonheur (Evangile).

 Nous y découvrons en effet que Dieu est le DONATEUR : C’est-à-dire que c’est lui qui nous offre tout ce dont nous avons besoin pour connaître une vie épanouie. En lui nos aspirations profondes trouvent leur pleine réalisation. Sainte Thérèse disait à juste titre : « Qui possède Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffi ». Saint Augustin pour sa part cherchait ailleurs ce qui déjà était à sa portée, en Dieu, dans son cœur. Une de ces prières devenue célèbre, éclaire sur cette expérience : « Je t’ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je t’ai aimée bien tard ! Mais voilà : tu étais au-dedans de moi quand j’étais au-dehors, et c’est dehors que je te cherchais ; dans ma laideur, je me précipitais sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi, et je n’étais pas avec toi. Elles me retenaient loin de toi, ces choses qui n’existeraient pas si elles n’existaient en toi. Tu m’as appelé, tu as crié, tu as vaincu ma surdité (…) ».

Cette Prière d’Augustin rappelle également que Dieu n’est pas seulement le donateur, il est aussi le DON ; puisque, ce qu’il nous offre en définitif, c’est lui-même. En lui, se réalise la plénitude de la sagesse, de l’amour et du bonheur. Le bonheur n’est donc possible qu’en lui ; hors de lui, il devient inaccessible. Posséder Dieu, c’est donc parvenir à la réalisation de nos aspirations les plus profondes. N’allons donc pas chercher ailleurs et dans l’éphémère, ce que nous avons déjà en Dieu et à notre porté. Trop de personne aujourd’hui se laissent aller aux voies égoïstes et alléchantes de la facilité et de la gloire, courant ainsi après un bonheur hypothétique et illusoire.

Pour toutes ces personnes, nous avons à prier aujourd’hui ; car, Dieu est certes le DON et le DONATEUR, mais il est aussi au FONDEMENT DE L’ACCEPTATION DU DON. Lui seul est en mesure d’ouvrir leurs yeux aux principes d’excellence spirituelle et humain, gage de toute entrée dans la dynamique divine.  Lui est seul peut les rendre « Capax Dei » : capable de connaître Dieu et d’accueillir le don qu’Il fait de lui-même. L’homme de par sa fragilité et son indocilité aux motions de l’Esprit, a besoin du secours de Dieu pour être en mesure de jouir pleinement du don de Dieu, source de tout bien.

Dieu en somme est le Don, il est le donateur et il se situe au fondement de l’acceptation du Don : Voilà comment se définit sa sollicitude à l’égard de sa créature qu’il sait fragile. Cette sollicitude cependant, ne dédouane pas l’homme de tout effort. Dans la première lecture de ce Dimanche, Salomon fait un choix, une demande qui plut à Dieu parce qu’il a compris que les dons que nous recevons de Dieu ne sont pas destinés à notre unique épanouissement : Dieu donne toujours en vue d’un service à réaliser en faveur des autres ; et, c’est dans la réalisation de ce service, dans la sollicitude de l’homme envers l’homme, que se trouve le secret du bonheur. En effet, Lorsqu’on trouve du plaisir à participer à la réalisation du bonheur d’autrui, on se rend vite compte que la joie d’autrui, son bonheur fait le nôtre.

          Posséder Dieu nous met en chemin vers autrui. Ce chemin vers autrui est la route du bonheur ; il est engagement ; mais il est aussi sacrifice. Car, lorsqu’on découvre ce qu’on a lorsqu’on a Dieu, le sacrifice de nos anciennes sécurités n’est plus un mot. On devient capable de tout offrir de soi en vue du bien  pour avoir et voir Dieu en tout. Bref, on devient sensible aux misères. J-B Metz disait à juste titre que « Celui qui connaît Dieu au sens de Jésus, accepte les atteintes que les malheurs du prochain peuvent porter à ses propres intérêts, ainsi que le donne à penser la parabole du bon samaritain à travers laquelle Jésus s’est lui-même glissé dans le souvenir des hommes ».

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