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Chers frères et sœurs en Christ, la préface de la messe de ce dimanche, le premier de ce temps carême, nous inscrit dans l’essentiel de ce qu’est le carême et ceux à quoi il nous conduit : “En jeûnant quarante jours au désert, Il consacrait le temps du Carême. Lorsqu’il déjouait les pièges du Tentateur, il nous apprenait à résister au péché, pour célébrer d’un cœur pur le mystère pascal et parvenir à la fin à la Pâque éternelle.”

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Bien aimés dans le Christ, depuis le mercredi passé, mercredi des cendres, qui nous a rappelé les fondamentaux du jeûne, de l’aumône, de la prière et donc du carême chrétien, vous comprenez avec moi que le Carême n’est pas une sorte de Ramadan. Il n’est pas seulement un temps de maîtrise de soi pour mieux correspondre à la volonté de Dieu. Il est essentiellement la montée de l’Eglise vers la Pâque de son Seigneur, le Christ Jésus.

Chers frères et sœurs en Christ c’est ceux à quoi ces textes proposés à notre méditation nous invite en ce premier dimanche du temps de carême. En prenant la première lecture et l’évangile nous constatons clairement que les deux textes nous parlent de la tentation du diable. D’un côté, le diable qui a réussi à diviser comme son nom l’indique ou à mettre une séparation entre Dieu et sa créature Homme par le biais du serpent et de l’autre côté qui a cherché par trois différentes situations que nous connaissons tous, a voulu semer de la zizanie entre les Trois Personnes de la Sainte Trinité. Il y a donc un enseignement qu’il nous laisse pour notre méditation. D’abord à être obéissant dans notre adhésion à Lui et dans un deuxième temps à ne chercher qu’à vivre que par Lui et rien que pour Lui.

En effet, appelé par Dieu à se tenir devant lui comme un partenaire, L’HOMME, DEPUIS LES ORIGINES, n’a cessé d’être TENTE DE NE PAS FAIRE CONFIANCE A DIEU, de ne pas croire en sa Parole, de considérer son Créateur comme un rival. La ruse du serpent a réussi. Le serpent est parvenu à séparer Dieu, le Père de ses enfants. Nous en sommes tous là : refuser une vie où, dans notre nudité, notre fragilité humaine, nous avons à tout recevoir. La réaction de Dieu au refus d’Adam se traduit par une question : « où es-tu ? » Question qui suscite notre liberté et notre vérité. Ce premier dimanche de Carême nous invite à nous laisser chercher par Dieu. Commencer notre montée vers Pâques, ce n’est pas nous mettre les premiers en recherche de Dieu, c’est accepter que Dieu nous cherche et nous trouve. Voilà la vraie conversion : dire où je suis ! Chercher en quel lieu de faiblesse, de « nudité » je me trouve et me laisser accueillir par Dieu.

Chers frères et sœurs en Christ, nous devons aussi savoir que Jésus est le fils de Dieu non pas  parce qu’Il change des pierres en pain, ni parce qu’Il peut se jeter dans le vide, ni parce qu’Il est libre de rendre un culte à qui il veut. Mais et surtout parce qu’Il accomplit son identité de Fils de Dieu en se nourrissant de la Parole de son Père, en ne mettant pas à l’épreuve Celui en qui Il a confiance, et en adorant son Père et Lui seul. Toutes les tentations que l’homme subit, le Seigneur les a subies dans son humanité. Il est vainqueur pour que nous puissions vaincre avec Lui. Ou plutôt, Il est vainqueur pour que nous puissions nous aussi dire désormais avec Lui à Dieu notre Père : « Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre nous du Mauvais. » Amen !

Pére HOUNTONDJI Wilfrid

Père HOUNTONDJI Wilfrid, sdb

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