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« Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. » Chers frères et sœurs, à travers ces paroles du Psaume 15/16, les lectures de ce 3e dimanche de Pâques de l’année liturgique A nous invitent à garder vive notre foi et notre espérance en la Résurrection c’est-à-dire en la personne même du Christ. C’est cette espérance et cette foi que nous sommes appelés à annoncer tous les jours de notre vie malgré les vicissitudes que nous traversons. Car le Seigneur est notre seul secours, il est notre « refuge », notre « joie », « le chemin de la vie ».
C’est précisément cette conviction, qui a animé Pierre, le jour de la Pentecôte, lorsque, dans la première lecture de ce jour, il annonce avec une ardeur sans précédent, le Christ ressuscité. Eh bien ! Il n’est plus question pour lui et pour les autres disciples de s’enfermer en eux-mêmes, par peur des Juifs, mais de vaincre leur conviction de peur pour s’ouvrir au monde, s’ouvrir à l’Esprit Saint qui agit à travers eux. Ainsi, l’audace de Pierre doit inspirer aujourd’hui notre façon de proclamer la Bonne Nouvelle du salut afin d’aider le monde à sortir de sa léthargie. Léthargie provoquée par les événements et les contre-valeurs qui anesthésient cette foi et cette espérance en chacun de nous.
Mais nous ne pouvons pas perdre de vue que, dans cette proclamation, c’est Jésus lui-même qui chemine avec nous. C’est lui qui ouvre les yeux de nos cœurs pour le voir, c’est lui qui allume en nous le feu de l’Esprit pour illuminer notre intelligence dans la compréhension des Saintes Ecritures pour enfin le saisir, le com-prendre dans l’Eucharistie. C’est ce que Saint Luc, dans l’Evangile veut nous révéler.
En effet, les deux disciples d’Emmaüs étaient encore sous le coup de la grande déception. Leur espérance s’est évanouie à travers les évènements de la passion et de la mort de Jésus. Voilà pourquoi à la question de Jésus : « De quoi discutez-vous en marchant ? », ils répondent par une mine attristée : « alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes» nous dit le texte. Parce que précisément, ils ignorent les Ecritures. Comme ces deux disciples, nous laissons beaucoup de fois nos situations particulières et celles du monde nous submerger, nous empêcher de marcher et d’avancer dans notre vie ordinaire et plus encore dans notre vie de foi. Parce que nous ne les lisons certainement pas à la lumière des Ecritures, parce que nous oublions que, du Seigneur « dépend notre sort », qu’il est notre partage et notre coupe (cf. Ps 15, 5). Il y a ici à redécouvrir notre approche de la Parole de Dieu, à nous laisser pénétrer par elle pour qu’elle ravive en nous l’espérance d’un avenir radieux.
Ainsi, Jésus ayant pris soin de leur expliquer le sens des Écritures, les invitait certainement à s’ouvrir au dessein de Dieu. D’où l’exclamation de Jésus : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les Prophètes ont dit ! » Oui, ils n’ont pas compris que Jésus est la Parole incarné de Dieu. C’est pourquoi sous leur invitation, Jésus accepte « rester avec eux » pour devenir du « pain », c’est-à-dire Eucharistie. Cette Eucharistie qui leur a permis de s’évader, d’oublier ce qu’ils pensent être : des puits de découragements, des hommes sans espérance, pour rencontrer l’Autre, c’est-à-dire s’ouvrir à la bonté et à la grâce divine qui refait toute chose nouvelle.
Alors, de leur profond découragement, les deux disciples sont passés à l’enthousiasme, de la déception, ils sont passés à la confiance, à l’espérance et à la foi. D’où ce questionnement venant du fond d’eux-mêmes : «Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » Dès lors, ils ne peuvent garder pour eux seuls cette joie ineffable, ils doivent la partager avec les Onze en retournant à Jérusalem. Nous aussi, nous sommes appelés après chaque célébration eucharistique à devenir eucharistie, paix et espérance pour ceux qui semblent perdre le Christ, qui ont une « conduite superficielle ».
Saint Pierre le dit si bien dans la deuxième lecture lorsqu’il nous invite à vivre « dans la crainte de Dieu ». Vivre « dans la crainte de Dieu », c’est vivre indéfectiblement dans l’amour de Dieu et le faire rayonner autour de nous. Car par sa mort et sa résurrection, le Christ nous plonge dans cet amour infini de Dieu qui donne sens à notre vie.
Chers frères et sœurs pour garder vive notre foi et notre espérance en la Résurrection, il nous faut aimer la Parole de Dieu. Sa méditation devra être pour nous, une nécessité quotidienne, une nourriture spirituelle dans nos moments de recollection et de retraite. Cela demande aussi que nos groupes paroissiaux, nos Communautés Chrétiennes de Base (CCB), nos familles deviennent des lieux où murisse le gout et la compréhension des Saintes Ecritures.
Nous sommes aussi invités à redécouvrir et à vivre profondément le mystère de l’Eucharistie pendants nos célébrations et dans l’adoration du Très Saint Sacrement. Ce sacrement dans lequel le Christ se donne en nourriture et nous révèle à nous-mêmes. Il suffira que chacun médite sur comment il se prépare pour vivre chaque Eucharistie. Ouvrons nos cœurs au Ressuscité pour qu’il les remplisse de sa clarté.

Diacre LOKOU John, sdb

D LOKOU John

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