4e Dimanche copie

 

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« Je suis la porte des brebis »

Quand on évoque Jean 10, on pense en général à Jésus comme le Bon Berger. Un berger qui aime ses brebis, dont le troupeau connaît la voix, un Bon Berger prêt à donner sa vie pour ses brebis. Mais on oublie parfois que Jésus n’est pas seulement le bon berger de la parabole : il est aussi la porte de l’enclos !

  • Mais quel genre de porte?
  • Si Jésus est une porte, quel genre de porte est-il ?
  • Une porte de prison ?
  • Une porte fermée ?
  • Une vieille porte qui ne sert plus à rien ?

Mais c’est une autre porte à laquelle Jésus s’identifie dans cette parabole. La porte de l’enclos des brebis : « C’est moi qui suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira et trouvera des pâturages. »  En disant qu’il est la porte, Jésus affirme qu’il est l’entrée légitime de l’enclos. En tant que Fils de Dieu devenu homme, il est la porte légitime. Celui qui entre par lui sera sauvé !

 

Au fait, Jésus oppose dans ce récit de cet évangile le vrai Berger (celui qui entre par la porte, c’est-à-dire la voie normale) au berger mercenaire (celui qui entre par effraction comme un voleur, un bandit).

Les troupeaux appartenant à différents propriétaires, il revenait à chaque berger de se faire reconnaître de ses brebis par sa voix et les noms dont il pouvait les désigner.  Dieu  est le Berger par excellence, qui conduit son peuple dans le désert. Dans les temps anciens, pour conduire son peuple, il se choisit des serviteurs qui, entre autre Josué, « sortent et rentrent à leur tête, qui les fassent sortir et rentrer pour que la communauté ne soit pas comme un troupeau sans pasteur » (Nb 27, 17). Au nom de Dieu, Jérémie dénonce les pasteurs qui « perdent et dispersent les brebis de mon entourage » (Jr 23, 1-4) ; et bien d’autres à leur suite.

Deux idées se dégagent : d’abord, Jésus affirme être le seul passage par lequel on peut accéder aux brebis. Pour aller vers le troupeau, image du peuple de Dieu, Jésus est le passage obligé. Hors de lui, il n’est pas d’accès au peuple et à la vie. Jésus est le premier car « il est la porte par où entrent Abraham, Isaac, Jacob, les prophètes, les Apôtres et l’évangile » selon saint Ignace d’Antioche, Lettre aux Philadelphiens. Cela signifie que les juifs et les pharisiens qui rejettent la médiation de Jésus et excluent ceux qui croient en lui comme (c’est cas de l’épisode de l’aveugle-né) sont des voleurs et des brigands. Plus largement, Jésus peut viser les prétendus messies qui se sont présentés comme envoyés de Dieu. La proximité du Temple et le  mot « brigand » utilisé dans les textes anciens pour désigner les ‘‘zélotes’’, permettent de voir dans la Parole de Dieu une condamnation des messianismes de son temps. Leurs entreprises conduisent à la destruction et à la mort de la communauté, tandis que Jésus est pour elle source de vie. De façon plus universelle encore, Jésus vise ici tous ceux qui voudraient proposer une révélation en dehors de sa personne. La sortie évoquée par Jésus pourrait faire allusion à la sortie des chrétiens de la synagogue. Comme Moïse a guidé Israël hors de l’Égypte, ainsi Jésus se met à la tête du troupeau pour le faire sortir des méandres de la vie, des cécités causées par le poids de nos péchés, Jésus vient nous libérer de l’esclavage du péché.

En suite, Jésus affirme que toutes les brebis doivent passer par lui. Elles obtiendraient un double avantage : elles gagneront la liberté, puis la vie en plénitude. La parabole laisse ici place au discours explicite. Dans ce sens, Jésus se présente comme source inépuisable (en abondance) de vie pour tous les hommes.

Bien aimé de Dieu, Jésus est la porte car en dehors de lui personne ne peut prétendre apporter le salut aux hommes. Il est la porte parce que par sa médiation toute l’humanité accède au salut et à la vie sans fin promis par Dieu à l’humanité et tant annoncer par les prophètes. Mais pour faire partie de son troupeau, il est nécessaire de :

  • Savoir reconnaître en Jésus le seul, vrai et l’unique Maître par qui la vie est possible et se mettre à sa suite ;
  • Savoir compter sur lui car il nous est indispensable.
  • S’engager à rester fidèle à cette conviction de vie n’est pas tâche facile. C’est pourquoi nous allons demander les grâces nécessaires pour y parvenir.

 

Pére OUSSOU Dansou Célestin
Pére OUSSOU Dansou Célestin

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One thought on “

  1. Julieta kouao

    Mercis Padre très édifiant Seigneur aidez moi à te suivre en toutes circonstances et fortifiez ma Foi

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