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Croire en Dieu et en son Fils ressuscité. En ce 5ème dimanche du temps de Pâques, la Parole de Dieu nous rejoint pour nous mener sur le chemin de la foi au Christ ressuscité, à jamais vivant. La foi est le mot-clé qui pourrait nous permettre de mieux comprendre la parole que le Seigneur nous donne.

Croire en Jésus

La Résurrection du Christ ouvre le temps des disciples qui sont appelés à grandir dans la foi tout en portant de l’avant la mission de l’annonce de la Bonne Nouvelle entamée par le Christ. La foi en Jésus passe par des temps de dures épreuves qui ne sont que des occasions favorables pour assurer sa croissance. De manière générale, les textes de ce dimanche présentent la foi sous un fond de bouleversement et de crise.

Dans l’extrait du livre des Actes des apôtres que nous avons écouté, la communauté des disciples commençait à s’augmenter. Cette situation de croissance fait naître des difficultés qui risquent d’entamer la cohésion au sein de la communauté des croyants issus de deux milieux différents : le milieu grec et le milieu hébraïque. La foi qui rassemble cette communauté est menacée par la question de la distribution des repas aux veuves. Il a fallu l’intervention ingénieuse des apôtres pour faire sortir la communauté de la situation de crise et pour retrouver une grande fécondité de la parole de Dieu qui gagnait même des « territoires insoupçonnés » : « une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi ». La résolution de la crise a pour conséquence l’affermissement de la foi de la communauté mais aussi l’accroissement de cette dernière.

Dans la deuxième lecture, Saint Pierre nous invite à nous approcher du Seigneur Jésus : « la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ». S’approcher de Jésus c’est entrer dans la démarche de la foi qui est une réponse à l’appel de Dieu. C’est avoir l’assurance de garder la foi ferme, puisqu’elle repose sur la « pierre vivante ». Cette démarche de foi se veut libre. Ceux qui obéissent à la foi sont honorés : « honneur à vous les croyants », dira saint Pierre. Ils appartiennent désormais à « une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple destiné au salut ». Alors que ceux qui refusent de croire et d’obéir à la Parole reçoivent aussi la conséquence de leur choix de s’opposer à Dieu.

Dans l’Évangile, Jésus sait que la foi de ses disciples est menacée par la peur et les inquiétudes. C’est pourquoi il leur dit : « Que votre coeur ne soit pas bouleversé ». Après ces mots d’assurance, Jésus veut les amener à croire en lui : « vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi ». En effet la foi en Dieu est presque déjà un acquis pour ses disciples venant du milieu juif. Mais croire en Jésus, c’est accepter qu’il est Dieu : « Celui qui m’a vu a vu le Père ». Et qu’il est uni au Père.

Notre vie chrétienne est souvent marquée par des moments de dures épreuves. Beaucoup de situations menacent la stabilité de la foi commune ou personnelle. Pensons aux querelles, aux divisions au sein des groupes ou associations chrétiennes, des familles, des communautés religieuses… Les raisons de ces crises sont souvent les mêmes que celles qui ont prévalu à Jérusalem. On se tiraille en général à cause de l’argent, des biens matériels, des honneurs, du pouvoir et d’autres choses du même ordre.

La première communauté chrétienne de Jérusalem nous est présentée comme modèle. La crise évoquée dans le livre des Actes des Apôtres ne l’a pas affaiblie ou divisée mais elle l’a rendue plus forte et plus grande : « le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem ». Il a fallu la sagesse et le discernement des Douze pour ne pas perdre de vue l’essentiel : le service de la Parole de Dieu. C’est la Parole qui nourrit la foi de la communauté. Les Douze n’ont pas négligé la crise mais ont plutôt proposé une solution qu’on peut qualifier d’ingénieuse. Le choix des Sept fait naître une nouvelle institution au sein de l’Église naissante. L’Esprit qui conduit l’Église nous mène souvent vers de nouveaux horizons. Il nous faut oser aller vers le Père en marchant sur le Chemin. Notre foi est appelée à une nouveauté continuelle. Réinventer la foi, ce n’est pas croire en un autre Christ, mais accueillir les nouveaux appels et motions de l’Esprit qui éclaire nos pas et nous pousse à avancer vers la maison de notre Père où il y a de nombreuses demeures préparées pour nous.

Que la parole du Christ continue de retentir dans nos cœurs et au sein de nos communautés : « Que votre cœur  ne soit pas bouleversé ». Qu’aucune situation de crise personnelle ou communautaire ne soit pour nous un temps de chute mais plutôt un « kaïros » (occasion favorable) pour faire des sauts de qualité dans notre foi.

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Pére NAGALO Jacques
Pére NAGALO Jacques

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