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HOMÉLIE 12 FÉVRIER 2017 ANNÉE A

Chers Frères et sœurs dans le Christ les textes liturgiques ce dimanche, nous montrent comment garder un cœur droit et sincère. Le Seigneur nous invite à marcher vers le bien, à être des hommes et femmes intègres.
Dans la première lecture, Ben Sirac se réfère à ce double penchant pour parler du combat que doit mener l’homme. C’est la tradition biblique des deux voies du Deutéronome 30, 15-20 que Ben Sirac illustre par les images de l’eau, source de vie, et du feu, qui détruit. L’homme a reçu de Dieu le pouvoir de décision qui lui permet d’être pleinement libre de ses choix. Cette liberté humaine d’origine divine, trouve en Dieu sa source et toute sa vitalité. C’est donc une liberté possible dont parle le verset 15 : « Si tu le veux, tu garderas les commandements ». La liberté comporte à la fois le pouvoir de prendre une décision par rapport à la Loi, aux commandements, et la possibilité de l’exécuter. C´est ce que nous lisons dans le v.15 : « Il dépend de ton choix de rester fidèle ». Chacun fait son bonheur ou son malheur, opte pour la vie ou la mort, selon qu’il suit les commandements de Dieu ou qu’il préfère une indépendance fallacieuse. Face à ses choix l’homme n’est pas seul, il est invité à regarder, pour admirer la Sagesse de Dieu dans ses œuvres et constater que sa liberté est l’œuvre des mains de Dieu, en même temps que participation à sa sagesse.
Dans la deuxième lecture, saint Paul souligne que la sagesse du temps des hommes et celle de l’Évangile s´oppose. La communauté de Corinthe en donne le témoignage : elle n’est pas constituée de gens riches ou de sages, mais au contraire de gens simples et pauvres. Donc si Dieu touche la communauté et ses membres, ce n’est pas par la puissance du langage ou des prédications, mais bien grâce à l’Esprit en œuvre. On peut dire que c’est une sagesse cachée aux sages de ce monde et ne se révèle qu’à ceux que Dieu a choisis et qui s’ouvrent à cette vérité : vérité que ne peuvent découvrir les puissants et les sages selon le monde. La Sagesse, c’est le mystère de Dieu resté caché depuis les siècles qui ne fut révélé qu’avec la venue du Christ et qui n’allait trouver son accomplissement que dans sa mort et sa résurrection.
« Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. » (Mt 5,17). C’est avec ces mots que commencent l’Évangile aujourd’hui et avec lesquels Jésus précise le sens de ses paroles et de ses actions. Jésus ne veut pas mettre en question la valeur et la bonté des prescriptions de l’Ancien Testament. La loi est bonne en elle-même, parce qu’elle est don de Dieu et on lui doit l’observer en toutes ses expressions même les plus petites et simples. Ce que Jésus met en question ici, c’est le fait que les hommes ont perdu le sens authentique de la Loi.
Les scribes et les pharisiens étaient connus en effet par leur observance stricte sans, par contre, être à l’écoute profonde des situations ; la Loi était devenue un instrument à appliquer, où le cœur de l’homme n’était pas impliqué, sans donner sens à leurs actions. Pour Jésus, la Loi, et son obéissance, a pour but : reconduire à l’intention originaire de Dieu, c’est-à-dire au désir du bien que Dieu a envers les hommes et montrer comment on peut vivre ce bien. Tout cela dans une logique d’amour, de gestes concrets de don de soi, et de sorties de soi-même.
Voilà donc que Jésus propose certaines situations où il confronte la prescription de la Loi « Vous avez appris qu’il a été dit » avec la nouveauté de son enseignement « Eh bien moi, je vous dis ». Les commandements ne sont pas périmés. Rien ne doit être supprimé, bien au contraire. Mais ces commandements n’étaient qu’une étape dans l’éducation du peuple de Dieu. Aujourd’hui nous invite à aller plus loin : « On vous a dit (…) moi, je vous dis… ». La Loi ancienne a été un guide. Nous savons bien que la pratique scrupuleuse d’un règlement interne ne suffit pas à rendre une famille heureuse. Il lui faut aussi de la solidarité, de l’amour, etc.
Obéir à des commandements ne fait pas de nous des justes. Avec le Christ, nous apprenons à faire un pas de plus. Nous sommes invités à tendre vers le meilleur, vers Dieu. Il n’est plus question d’obligations ou d’interdits. Ce que Jésus attend de nous, c’est que toute notre vie soit remplie de l’amour qui est en Dieu.
Ce n’est donc pas d’une nouveauté extérieure (faire d’autres choses) dont il s’agit, mais d’une nouveauté intérieure (faire autrement). Ainsi propose-t-il d’aller du meurtre à la simple colère, de l’adultère au simple regard, du faux serment au simple fait de jurer, etc. Ce balancement nous introduit là où Jésus veut conduire chacun : l’intégrité de la personne.

DIAGNE MIichel
Père DIAGNE MIichel, sdb
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