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Cette conférence tenue au KIIT Collège Groupe de DELHI a vue la participation de 26 pays dont 2 de l’Afrique Francophone Occidentale (Bénin et Mali pour la première fois) et d’autres pays d’Afrique tels que Tanzanie, Afrique du Sud, Kenya, Ouganda, Nigeria et Cameroun.

  Les Éléments clés de la Conférence

Cette conférence a été essentiellement axée sur :

Trois Communications :

  • École financièrement autosuffisante
  • Réseautage à haute vitesse pour des entrepreneurs durables
  • La réussite dans la vie : créer la richesse, éliminer la pauvreté

On retient substantiellement de ces communications que le but ultime de l’École ne doit plus être l’acquisition  des connaissances, mais plutôt le développement des compétences à travers l’éclosion des potentialités innées en chaque apprenant pour lui permettre de faire face à la vie en éliminant la pauvreté à travers la création de la richesse et les écoles peuvent le faire à travers l’autofinancement grâce à l’entreprenariat ou encore à travers le travail en réseau

Des Ateliers :

ces ateliers étaient aux choix et classer dans différentes catégories ;  découverte, classes de maîtres et  Approfondissement

Les participants du Bénin se sont répartis à chaque fois qu’il avait possibilité en 2 groupes pour pouvoir profiter de plusieurs débats. Les ateliers auxquels ils ont participé sont :

  • Comment les étudiants apprennent à travers une entreprise scolaire
  • Comment adapter les entreprises scolaires aux âges et aux différents niveaux : primaires, secondaire et professionnel
  • Outils pour mesurer et éliminer la pauvreté
  • Comment innover et rendre votre entreprise scolaire durable
  • Comment faire que votre entreprise scolaire fasse plus de bénéfices
  • Développer les compétences principales et la motivation des élèves à travers le sport

De ces ateliers, on a gardé essentiellement que l’école entreprise est applicable même aux tout petits et que pour mesurer le degré de pauvreté il faut le désagréger en d’éléments compréhensifs  significatifs et faciles à interpréter par  les populations concernées mêmes si elles sont analphabètes et que c’est dans ce sens que Fondation Paraguay a développé un outil pour mesurer de façons très désagrégée la pauvreté et que cet outil est en passe d’être adopté par les acteurs internationaux. Une autre chose qu’on a retenue de ces ateliers est que pour rendre l’entreprise scolaire durable on doit .

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Six Panels et partages d’expériences :

  • Professeurs gagnants du défi  des écoles entreprises, Inde Cameroun et Afrique du Sud
  • Élèves entrepreneurs : KIIT School, Kulashi Hansaraj, et Bharti Foundation
  • Apprentissage à travers école entreprise et éducation entrepreneuriale
  • Pouvoir du partenariat et de  la collaboration
  • Alimenter l’Éducation, Trouver le financement
  • L’Éducation habilitante à travers l’innovation

Ces panels ont été animés par des experts invités pour la cause de l’éducation et des personnes ressources apprenants, professeurs, administrateurs étatique ou encore acteurs de la société civile. Dans les débats les éléments clés ressortis sont la motivation des apprenants à se former pour devenir des entrepreneurs à travers leurs implications dans les entreprises scolaire, le défis pour les formateurs d’oser innover et faire confiance à la créativité des apprenants dans les entreprises scolaires, la nécessité du partenariat entre tous les acteurs pour continuer à financer une éducation de qualité de plus en plus couteux et tout ceci a travers des expériences aussi riches que variées des différents panelistes dans tous ces domaines.

« Matin de la place du marché »

Les Écoles participantes venant pour la plupart de l’Inde mais aussi de l’Afrique exposent les fruits de leurs travaux dans les écoles entreprises, et les vendent aux participants, durant toute la matinée avec des produits tels que des habits, des produits alimentaires à déguster, des jeux tombola, des chaussures, des sacs, boucles d’oreilles, des colliers etc. fabriqués par les apprenants dans les écoles entreprises. Ce fut l’occasion pour les apprenants exposants de s’exercer une fois de plus au marketing, à l’accueil des clients  et à la vente.

Les moments d’animations de chants, de danses, de chorégraphie et de partage de repas indiens. Ces moments récréatives ont non seulement égayés les participants mais aussi présentés les talents culturels des apprenants. Pour les repas, ce fut pour toute la délégation des moments de découvertes de l’art culinaire indien.

LES BONNES PRATIQUES APPRISES

  • D’abord la « conference welcome pack » qui donne des informations pratiques et utiles à tous les participants avant leur arrivé en Inde.
  • La matinée de la place au marché où les apprenants exposent et vendent leurs produits
  • Une école non professionnelle peut aussi devenir une école entreprise avec des activités complètements différentes de ses disciplines habituelles
  • La mesure de la pauvreté à partir d’outil très simple

 

LES LEÇONS TIRÉES

  • S’assurer avant départ que tous ont le même niveau d’informations et que chacun a tout prévu en ce qui le concerne
  • S’assurer ou demander à TAMTF de prévoir dans son équipe organisatrice et participante  au  moins un de ses consultants dans nos pays afin de mieux nous accompagner à exposer nos produits ou nos services pour nous faire connaitre et à témoigner dans les plénières car nous avons appris aussi comme leçon que nous avons beaucoup à vendre à une telle conférence en terme d’initiatives (École entreprise avec une école professionnelle, le travail des bureaux d’emploi)

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POUR FINIR

La délégation s’est du Bénin et celle de la Tanzanie se sont rendues dès la fin de la conférence le 21 novembre à la Maison Provinciale des Salésiens de New Delhi où ils ont été bien accueillis par tout le Conseil, ils sont restés jusqu’au 23 Novembre jour de leur départ. Cette occasion a permis de visiter le Centre de Formation Professionnelle des Salésiens et échanger avec les Responsables sur l’organisation de la Formation et de le Production dans le Centre. La Délégation a profité pour demander les conditions d’une éventuelle envoie d’un formateur de l’AFO pour son perfectionnement à Delhi car les machines dépassent de loin ce que nous avons dans nos Centres en AFO du point de vue technologique. L’administration a donné son approbation quant à une telle éventualité.

Tout compte fait ce voyage à Delhi fut une expérience riche pour les uns et les autres et certainement chacun gardera pour soi des souvenirs agréables.

 

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Témoignages des  participants 

Fréjus, Comptable du CPET Parakou

Globalement, 3 aspects ont retenu mon attention au cours des ateliers auxquels nous avons participé.

  • L’implication et la motivation des apprenants dans les entreprises de production
  • Les astuces pour que le groupe cible soit mieux impliqué dans les activités de l’école entreprise
  • La force du bureau d’emploi qui nous appui dans nos actions comparé aux autres écoles qui n’ont pas la chance de cette expérience.

L’une des choses qui a également attiré mon attention est que plusieurs écoles ont partagé leur expérience d’entreprenariat qui n’est pas forcement lié à leur domaine de formation. Il s’agit d’activités parallèles menées par les apprenants regroupés en Mini-entreprise non pas en École entreprise comme nous le faisons à Parakou avec l’approche TAMTF.

Ce fut également un moment d’échange de carnet d’adresses pour établir des relations ou partenariat avec d’autres Écoles et centres de formation.

Wisdom TSEDI,  Référent Projet à ADAFO

Je retiens principalement que les jeunes Indiens et peut-être même les adultes connaissent très peu l’Afrique. Ensuite qu’ils sont curieux de s’approcher et de discuter sans complexe de supériorité

L’autre chose, c’est que pour une telle organisation, les promoteurs devraient penser à toute une équipe variée à qui l’on peut s’adresser à tout moment.

Je retiens que partout dans le KIIT Collège où s’est déroulée la rencontre, on voyait presque à chaque mètre, une citation sur l’éducation et celle que j’ai retenue c’est : « Enseigner c’est pas remplir un  sceau, c’est allumer un feu » William Butler Yeats

Je garde aussi le souvenir que la clé pour sortir chômage passe par l’entreprenariat et que vu les taux de croissance de plus en plus élevés dans tous les pays ne seront plus à même de donner du travail à tous mais ont l’obligation de créer les conditions de l’auto-emploi et de donner une éducation qui ne fabrique plus de chômeurs mais des entrepreneurs.

Pour ma part, je crois que VIA Don Bosco et ses partenaires en AFO et partout en Afrique sont sur la bonne voie et seront forcément tôt ou tard des pionniers dans ce domaine

 

GBAKOTO AFizou, Apprenant du CPET Don Bosco

Au cours de ces divers ateliers, j’ai eu à retenir :

  • la force de la bonne collaboration.
  • l’utilité de la collaboration car « pour aller vite,  il faut y aller seul, mais pour aller  loin il faut aller ensemble
  • veiller à ce que ses produits ou services soient vendus dans les locaux de son pays.
  • trouver la motivation et l’amour.   changer nos pensées et adopter des aptitudes de vainqueurs.
  • c’est la qualité de nos pensées qui comptent.

 

 

auteur

Auteur de l’article: Wisdom TSEDI

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