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L’espérance au-delà de l’impossible

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          Les textes de ce dimanche ouvrent pour nous les horizons de l’espérance, l’espérance en Dieu au-delà de l’impossible. Ou, pour utiliser le langage de Saint Paul, “espérer contre toute espérance”. (Rm 4,18)

          La première lecture donne déjà la couleur : au moment où tout espoir humain est anéanti, Ézéchiel annonce la résurrection d’Israël. Quelques versets auparavant, le prophète avait eu une vision Ez 37, 1-11. Dans cette vision, Dieu lui a fait voir une plaine recouverte d’ossements desséchés. Et Dieu de demander au prophète Ézéchiel, ces squelettes revivront-ils ? Contre toute attente, les ossements desséchés reprennent vie……. Au-delà de l’espérance de l’homme, Dieu peut accomplir de grandes choses, aux moments où les épreuves sur nos vies s’aggravent, mon frère Dieu est toujours là pour nous rallumer le feu de l’espérance. Notre Dieu est le Dieu de vie, et il la donne à ceux qui l’ont perdue, il montre aux autres comment la préserver, par la force de son Esprit. Le Christ donnera sa vie, mais le Père le ressuscitera. Dans ces moments de troubles et de difficultés, le Seigneur par son prophète, nous dit : « Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai sortir » ceci sera réalisé par Jésus dans l’ Évangile de ce jour où le Christ fait sortir un mort de son tombeau et lui redonne la vie.

          Rappelons-nous le dimanche dernier, Jésus offrait la lumière à un aveugle de naissance. Dans le texte ce jour, il sort Lazare de l’ombre de la mort, et le ramène à la vie. « Je vous ferai sortir de vos tombeaux » disait Dieu dans la première lecture. En revenant au texte de l’ Évangile, nous voyons Jésus qui après sa rencontre et la conversion de Zachée, quitte Jéricho et prendre le chemin de Jérusalem. À cause de l’hostilité des Juifs, les apôtres essaient de l’en dissuader, la nouvelle de la maladie de son ami, amène Jésus à leur annoncer la mort de Lazare. Pourtant, Jésus restait encore serein, car il garde confiance en son Père qui peut faire sortir les morts de leurs tombeaux. D’une certaine manière, il s’en réjouis : « Lazare est mort, je me réjouis à cause de vous de n’avoir pas été là afin que vous croyiez » Se réjouir dans ce cas peut nous étonner si nous oublions la confiance que Jésus avait en son autorité personnelle sur la puissance aveugle de la mort. Se réjouir dans ce cas peut aussi nous étonner si nous oublions l’objet de la joie de Jésus : « cet événement provoquera la foi » des apôtres et de beaucoup d’autres personnes.

         À travers l’intervention de Jésus, nous voyons que Dieu n’est pas un Infini lointain, qui est indifférent de sa création, de nos préoccupations, au contraire, nous avons un Dieu qui s’est incarné, mais qui est aussi capable d’être ému, d’être bouleversé : « Jésus frémit intérieurement » et pour reprendre littéralement st Jean : « Jésus fut bouleversé d’une émotion profonde. » (Jn 11, 33) Nous avons un Dieu qui en Jésus-Christ se montre affecté par une destinée humaine, par l’amitié, par le chagrin qui touche ses amis. Mais Dieu ne se laisse pas seulement émouvoir pour nous laisser dans notre souffrance et dans notre misère. Il déploie sa puissance pour que Lazare revive. Jésus est le maître de la vie ; il est capable de la rendre à ceux qui la perdent. Jésus est puissance du Père qui opère, ayant la maîtrise sur toutes les manifestations de la vie, y compris quand elle semble avoir disparu… Il donne l’espérance au-delà de l’impossible. Comme nous le lirons dans la préface de ce dimanche:

“Il est cet homme plein d’humanité qui a pleuré sur son ami Lazare ; il est Dieu, le Dieu éternel qui fit sortir le mort de son tombeau : ainsi, dans sa tendresse pour tous les hommes, il nous conduit, par les mystères de sa Pâque, jusqu’à la vie nouvelle.”

         Jésus est manifesté comme celui en qui nous avons la vie sans fin et en qui nous pouvons croire. Oui, nous pouvons compter sur lui, nous pouvons miser sur lui notre vie. C’est lui qui va à la rencontre de la souffrance et de la misère des hommes, cette misère dont la mort est l’expression la plus profonde.

         Alors chers frères et sœurs, comme chrétiens, nous sommes invités à ne pas céder au découragement et aux doutes, mais laissons Dieu agir en nos vies. Appelons-le dans nos moments difficiles en gardant l’espoir qu’il agira pour nous. Crions vers lui en tenant ferme dans la foi. Et comme Marthe disons : « …Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas. » (Jn 11,22)

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Père Barnabé Gbodonoumèto NOUDEVIWA, sdb

 

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