Mots Vie - Janvier 2 Web
Mots du soir de Janvier 2015
JANVIER : VOCATION
Nous voici déjà en 2015. Après les festivités de Noël et du Nouvel an, voilà que Dieu nous accorde encore la chance de commencer une nouvelle année, une année, qui promet surement à nous tous, beaucoup de joie et de bonheur. Nous disons un grand merci au Seigneur et nous lui demandons d’exaucer les sincères désirs que chacun d’entre nous tient au plus profond de son cœur.
Le thème que nous allons traiter au cours de ces quatre premières semaines de l’année porte sur la vocation. En partant de la situation de Don Bosco, nous allons voir comment peut naître une vocation et les conditions qui sont susceptibles d’entourer son développement.

PREMIÈRE SEMAINE : ORIGINE D’UNE VOCATION : LE SONGE DE NEUF ANS

Objectif : montrer aux jeunes que le Seigneur appelle par plusieurs moyens.
Toute vocation commence par une expérience, un évènement, que l’on vit soit en famille, à l’école, à la paroisse, dans une association…
Le cas de Don Bosco n’est pas une exception. Pour lui, tout commença avec un songe quand il n’avait que neuf (09) ans.
« A cet âge je fis un rêve qui me laissa pour toute la vie une profonde impression. Pendant mon sommeil, il me sembla que je me trouvais près de chez moi, dans une cour très spacieuse. Une multitude d’enfants, rassemblés là, s’y amusaient. Les uns riaient, d’autres jouaient, beaucoup blasphémaient. Lorsque j’entendis ces blasphèmes, je m’élançai au milieu d’eux et, des poings et de la voix, je tentai de les faire taire. A ce moment apparut un homme d’aspect vénérable, dans la force de l’âge et magnifiquement vêtu. Un manteau blanc l’enveloppait tout entier. Son visage étincelait au point que je ne pouvais le regarder. Il m’appela par mon nom et m’ordonna de me mettre à la tête de ces enfants. Puis il ajouta: «Ce n’est pas avec des coups mais par la douceur et la charité que tu devras gagner leur amitié. Commence donc immédiatement à leur faire une instruction sur la laideur du péché et l’excellence de la vertu.»
Confus et effrayé je lui fis remarquer que je n’étais qu’un pauvre gosse ignorant, incapable de parler de religion à ces garçons. Alors les gamins, cessant de se disputer, de crier et de blasphémer vinrent se grouper autour de l’homme qui parlait.
Sans bien réaliser ce qu’il m’avait dit, j’ajoutai: «Qui êtes-vous donc pour m’ordonner une chose impossible?»
-C’est précisément parce que ces choses te paraissent impossibles que tu dois les rendre possibles par l’obéissance et l’acquisition de la science.
-Où, par quels moyens pourrai-je acquérir la science?
-Je te donnerai la maîtresse sous la conduite de qui tu pourras devenir un sage et sans qui toute sagesse devient sottise.
-Mais, vous, qui êtes-vous pour me parler de la sorte?
-Je suis le fils de celle que ta mère t’a appris à saluer trois fois le jour.
-Ma mère me dit de ne pas fréquenter sans sa permission des gens que je ne connais pas: dites-moi donc votre nom.
-Mon nom, demande-le à ma mère.
A ce moment-là je vis près de lui une dame d’aspect majestueux, vêtue d’un manteau qui resplendissait de toutes parts comme si chaque point eût été une étoile éclatante. S’avisant que je m’embrouillais de plus en plus dans mes questions et mes réponses, elle me fit signe d’approcher et me prit avec bonté par la main. «Regarde », me dit-elle. Je regardai et m’aperçus que tous les enfants s’étaient enfuis. A leur place, je vis une multitude de chevreaux, de chiens, de chats, d’ours et de toutes sortes d’animaux. « Voilà ton champ d’action, (me dit-elle), voilà où tu dois travailler. Rends-toi humble, fort et robuste et tout ce que tu vois arriver en ce moment à ces animaux, tu devras le faire pour mes fils. »
Je tournai alors les yeux et voici qu’à la place de bêtes féroces, apparurent tout autant de doux agneaux. Tous, gambadant de tous côtés et bêlant, semblaient vouloir faire fête à cet homme et à cette femme.
A ce moment-là, toujours sommeillant, je me mis à pleurer et demandai qu’on voulût bien me parler de façon compréhensible car je ne voyais pas ce que cela pouvait bien signifier. Alors elle me mit la main sur la tête et me dit: « Tu comprendras tout en son temps».
A ces mots un bruit me réveilla et tout disparut.
Je demeurai éberlué. Il me semblait que les mains me faisaient mal à cause des coups de poings donnés et que ma figure était endolorie des gifles reçues. Et puis, ce personnage, cette dame, ce que j’avais dit et entendu, tout cela m’obsédait à tel point que, cette nuit-là, je ne pus me rendormir.
Au matin je m’empressai de raconter ce rêve, d’abord à mes frères qui se mirent à rire, puis à ma mère et à ma grand-mère. Chacun donnait son interprétation. Mon frère
Joseph disait: «Tu deviendras gardien de chèvres, de moutons ou d’autres bêtes. » Ma mère: « Qui sait si tu ne dois pas devenir prêtre? » Antoine, d’un ton sec: «Peut-être seras-tu chef de brigands! » Mais ma grand-mère qui savait pas mal de théologie -elle était parfaitement illettrée -, énonça une sentence péremptoire: «Il ne faut pas faire attention aux rêves. »
Toute la vie de Don Bosco sera fortement influencée par ce songe. Considérant donc ce qu’il est devenu plus tard, on peut soutenir que maman Marguerite ne parlait pas d’elle-même mais c’est l’Esprit Saint qui s’était plutôt exprimé.

L’appel de Dieu ne passe forcément pas par des expériences grandioses. Même à travers les événements les plus insignifiants, les plus banales de ta vie, Dieu peut décider de t’appeler. Sois donc attentif à toutes les expériences qui meublent ton quotidien.

DEUXIEME SEMAINE : MAMAN MARGUERITE DANS LA VOCATION DE DON BOSCO

Objectif : montrer le rôle de nos parents dans nos choix de vie
Nul ne peut prétendre parler complètement de vocation et ignorer l’influence que d’une manière ou d’une autre, la famille y exerce. Raconter l’histoire de la vocation de Don Bosco revient donc par voie de conséquence à parler inévitablement de sa famille. Dans ce mot du soir (mot du jour) nous choisissons de parler exclusivement de maman Marguerite. En effet, c’est elle qui initia Jean aux bonnes pratiques de la religion, c’est elle qui attirera son attention sur l’importance de revêtir l’habit ecclésiastique, c’est encore elle plus tard, qui lui fera prendre conscience des exigences liées à la mission du prêtre. Voici respectivement quelques témoignages :

• « Tant que je fus petit, elle m’apprit elle-même les prières. Devenu capable de me joindre à mes frères, elle me faisait mettre à genoux avec eux, matin et soir, et tous ensembles nous récitions les prières en commun et le chapelet. Je me souviens qu’elle me prépara elle-même à ma première confession, m’accompagna à l’église et commença par se confesser elle-même. Elle me recommande au confesseur, et, ensuite, m’aida à faire mon action de grâces. Elle me continua son assistance jusqu’au jour où elle me crut capable de faire convenablement ma confession seul ».

• La veille de mon départ (au séminaire), elle me prit à part et m’adressa ces paroles mémorables: «Mon Jean, tu as revêtu l’habit ecclésiastique, j’en ressens toute la consolation qu’une mère peut éprouver du bonheur de son fils. Mais souviens-toi: ce n’est pas l’habit qui honore ton état, mais la pratique des vertus. Si jamais tu venais à douter de ta vocation! Alors, de grâce, ne déshonore pas cet habit. Quitte-le bien vite. J’aime mieux avoir un fils paysan que prêtre négligent de ses devoirs…»

• Ce soir-là, maman Marguerite trouva un moment pour lui parler tête en tête. Elle lui dit : « Maintenant que tu es prêtre, tu es plus proche de Jésus. Je n’ai pas lu tes livres mais rappelle-toi que commencer à dire la messe, c’est commencer à souffrir. Tu ne t’en rendras pas compte tout de suite, mais peu à peu tu verras que ta mère t’a dit la vérité. A partir de maintenant pense seulement au salut des âmes et ne t’inquiète aucunement à mon sujet »

Il en découle enfin de compte, que sans les conseils de maman marguerite, l’Eglise n’aurait peut-être pas eu le Saint Jean Bosco que nous admirons tous aujourd’hui.
On comprend là, l’énorme place que nos parents (tuteurs) occupent dans nos vies. Nous leurs devons ce que nous sommes aujourd’hui et ce que nous deviendrons plus tard. Apprenons donc à leur être vraiment reconnaissants.
Comme action concrète, chacun aujourd’hui à la maison, appellera ses parents (tuteurs), et leur dira « merci » pour tout ce qu’ils font dans sa vie.

TROISIEME SEMAINE : DON CALOSSO : UN SIGNE DE LA PROVIDENCE

Objectif : Aider les jeunes à comprendre qu’à celui qu’il appelle le Seigneur donne les moyens
On raconte souvent que pour faire un prêtre il faut des millions. Mais il est plus juste de dire que pour faire un prêtre, il faut de la providence. La vie de Saint jean Bosco en est un témoignage.
Don Bosco raconte qu’un soir d’avril quand il rentrait à la maison après avoir pris part à la mission solennelle de Buttigliera où venaient prêcher nombre de prédicateurs dont les renoms attiraient des gens, par milliers, il rencontre un homme, un saint : Don Calosso.

« Comment t’appelles-tu? Et tes parents? Es-tu déjà allé beaucoup à l’école?
-Je m’appelle Jean Bosco, mon père est mort quand j’étais encore tout petit. Ma mère est restée veuve avec cinq personnes à nourrir. J’ai appris un peu à lire et à écrire.
-Tu n’as pas étudié la grammaire latine ou la grammaire italienne?
-Je ne sais pas ce que c’est.
-Aimerais-tu étudier?
-Oui, énormément.
-Et pourquoi voudrais-tu étudier?
-Pour embrasser l’état ecclésiastique.
-Et pour quel motif voudrais-tu embrasser cet état?
-Pour m’approcher de tant de mes compagnons, parler avec eux et les instruire de la religion. Ils ne sont pas méchants mais ils le deviendront parce que personne ne s’occupe d’eux…
Mon franc-parler pour ne pas dire mon audace impressionna beaucoup le saint prêtre. Pendant que je parlais, Il ne me quittait pas du regard. Arrivés finalement à un endroit de la route où nous devions nous séparer, il me laissa avec ces paroles: «Bon courage! je penserai à toi et à tes études. Dimanche, viens me voir avec ta mère et nous arrangerons tout. »
Don Calosso est devenu ainsi comme un père au petit Jean, il prenait grandement soin de lui et pourvoyait pratiquement à tous ses besoins spirituels et matériels: « Ne t’inquiète pas pour ton avenir. Tant que je vivrai, je ne te laisserai manquer de rien et, si je viens à mourir, je pourvoirai à tout de la même manière. »
C’est grâce à Calosso que Jean fit les premières études de langues qui s’avéraient indispensables pour la formation du clerc. C’est avec lui que son projet de se faire prêtre commença à se réaliser, alors qu’auparavant il le voyait encore impossible.

La vocation est œuvre de Dieu et non un désir personnel. Quand Dieu appelle, il fait tout concourir pour la réalisation de la vocation de celui à qui l’appel est adressé. Il nous revient de lui faire entièrement confiance.

QUATRIÈME SEMAINE : L’ACCOMPAGNEMENT SPIRITUEL

Objectif : faire découvrir aux jeunes le rôle nécessaire de l’accompagnement spirituel dans le discernement de la vocation
A raconter très rapidement l’histoire de la vocation de Don Bosco, on perd facilement de vue, l’influence qu’ont eu sur lui, les guides spirituels. Il y a de cela trois(03) semaines, parlant du premier événement ayant marqué le début de sa vocation, nous mettions en relief l’idée selon laquelle l’appel de Dieu passe nécessairement par une expérience vécue, soit en famille ou soit dans un groupe.
Cependant, il arrive parfois de faire des expériences qui sont difficiles de compréhension ou qui soumettent à un embarras de choix. Alors apparait dans la vie la nécessité d’avoir un accompagnateur spirituel.
Don Bosco nous raconte l’expérience du début de son ministère sacerdotal :
« Vers la fin des vacances on m’offrit de choisir entre trois emplois: l’office de précepteur dans la maison d’un riche gênois avec des honoraires de mille francs par an; celui de chapelain de Murialdo, où, très désireux de m’avoir, les bons paroissiens doublaient les honoraires des chapelains précédents; et celui de vicaire de mon pays natal. Avant de prendre une décision ferme, je tins à faire un voyage à Turin pour demander conseil à Don Caffasso qui, depuis plusieurs années était devenu mon guide en matière spirituelle et temporelle. Ce saint prêtre écouta tout: les propositions de bon, les insistances de mes parents et amis, et mon désir de travailler. Sans hésiter un instant, il m’adressa ces paroles «Vous avez besoin d’étudier la morale et la prédication. Renoncez pour l’instant à toute proposition et venez au Convitto». Je suivis volontiers ce sage conseil et, le 3 novembre 1841, j’entrais au dit Convitto. »

C’est de ce “Convitto ” que Don Bosco fera plus tard l’expérience (nous aurons l’occasion d’en parler) qui nourrit en lui le désir définitif de se consacrer à la jeunesse pauvre et abandonnée.

Chers jeunes/enfants, s’il t’arrive de faire des expériences dont les significations te paraissent difficiles ou qui te font douter du sens à donner à ta vie, alors confies-toi à une personne de confiance (prêtre, religieux, religieuse, ou un laïc expérimenté).

PARTAGER
Article précédentJoyeux Noël!!!
Article suivantMEILLEURS VOEUX – 2015

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
SVP entrer votre nom