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« Thomas, mon frère jumeau ».

Notre Sauveur est vraiment ressuscité, alléluia ! Il est vivant à jamais, alléluia!

Chers frères et sœurs, en ce deuxième dimanche de Pâques, dimanche de la Divine Miséricorde, la lumière de la résurrection éclaire nos vies et leur donne un nouveau sens. Pour cela, poussons des cris de joie ! Plus de tristesses en nos cœurs. Chantons à pleine voix ! Dansons joyeusement pour « notre Seigneur et notre Dieu ». C’est à cette explosion de joie, comme un magnifique feu d’artifice dans nos nuits, que nous invite saint Pierre, dans sa première épître. Car notre joie est plus forte que toutes les épreuves « passagères » de nos vies, et nos visages portent désormais le reflet du Ressuscité, qui brise le verrou, les barricades de nos prisons et nous fait sortir de nos peurs. Avec lui, plus de peur, ni de pleurs.

Le Seigneur Jésus nous arrache à nos idoles, à nos souffrances et détresses, nous délivre de l’esclavage du péché, nous rachète par sa mort et nous sauve de la mort éternelle en nous obtenant la vie sans fin. Pourquoi continuerons-nous donc de nous terrer dans nos tombeaux, de nous barricader ? Non ! Sortons ! Jubilons ! Explosons de joie à la face du monde, car nous avons un Sauveur, un Dieu vivant qui nous aime tant. A l’exemple de la première communauté chrétienne, Il nous invite aujourd’hui plus que jamais à croire en Lui, à annoncer, à enseigner la Bonne Nouvelle du salut, à prier, à célébrer et à vivre la communion, le service fraternel. C’est notre engagement de baptisés, de témoins du Ressuscité. Apprenons donc chaque jour, à conjuguer ces verbes, au présent de l’indicatif à travers une action concrète.

En ce dimanche de la Miséricorde, la figure de l’apôtre Thomas est présentée comme étant à la croisée de deux générations de croyants : ceux qui ont vu et ont cru, et ceux qui sans avoir vu, croiront. Enfermés dans leur peur des juifs, les disciples vont essayer de convaincre Thomas, mais lui va demeurer dans son doute. Sa rencontre personnelle avec le Ressuscité va faire fondre tout son doute. Mais, en regardant un vrai homme, il a proclamé que celui-ci était Dieu, et cela, il n’avait pas pu le voir avec ses simples yeux. Les autres avaient reconnu le Seigneur ; Thomas de son côté, confesse le Verbe de Dieu qui est retourné en Dieu, dans la gloire qu’il avait « avant le commencement du monde » (Jn 17, 5). Grâce à la parole de Jésus, Thomas,  « mon frère jumeau » accède à la vraie foi et du coup m’invite aussi à faire cette rencontre personnelle avec le Christ, notre Résurrection.

Jésus s’est manifesté à chacun de ses disciples selon ce qu’il était : Il s’est laissé voir différemment à Jean et à Pierre dans le tombeau vide et à Marie Madeleine dans le jardin ; à l’une tôt le matin, aux autres le soir. Il s’est montré aux disciples rassemblés et à Thomas « l’absent », dans l’épreuve de ses doutes. Aujourd’hui encore, il se manifeste à chacun d’entre nous dans sa situation particulière. « Rien n’est fini pour Dieu, personne n’est trop loin, ni perdue pour Dieu ». Sa miséricorde vient toujours nous rejoindre, là où nous sommes. Les barrières de nos peurs ne l’arrêtent pas. Le Christ Jésus fait éclater tous les espaces clos dans lesquels les hommes s’enferment encore. De manière constante et insistante, il appelle la paix sur nous. Ô combien avons-nous besoin de cette paix ! Seigneur, donne la paix à notre temps, par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves de la vie.

Frères et sœurs bien-aimés, au lieu de chercher jour et nuit, ici et là, de pasteurs en prêtres, … à toucher le Seigneur, à contempler de nos propres yeux ses miracles, nous gagnerons à nous laisser plutôt toucher en profondeur par sa Miséricorde, à le laisser répandre en nos cœurs son Esprit et sa paix. Confessons avec Thomas, notre frère jumeau : « Mon Seigneur et mon Dieu, tu es mon tout, pardon et miséricorde pour moi. Oui Seigneur, je crois et je le confesse, en toi est la source de la vie, la paix véritable. Viens alors au secours de mon incroyance ».

Il nous serait très facile de croire si le Seigneur Jésus se manifestait en pleine lumière, de manière pompeuse. Pourtant il se fait toujours présent à chaque instant dans nos vies. Il a besoin de toi, frère jumeau/sœur jumelle de Thomas, pour se rendre visible, il espère en ta joie, il se tient prêt de toi et te fait signe. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Merci Seigneur pour ces hommes et ces femmes de foi qui vivifient ton Eglise, nos familles et ce monde. Augmente aussi en nous la foi et donne-nous de te reconnaître.

Shalom ! « La paix soit avec vous ! »

 

AGBOMADJI Cyrille 1

D. AGBOMADJI Cyrille, Sdb

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