La matinée

Comme le mentionne le programme, le  Congrès a débuté, ce samedi 24 août 2013, fête de l’Apôtre saint Barthélémy,  avec les laudes et le petit déjeuner à 6h 30; à 7h 30, eut lieu la célébration eucharistique dans la chapelle de la Maison Don Bosco, présidée par le Vicaire provincial, le Père José ELEGBEDE. Dans son homélie, commentant l’évangile du jour qui parle de la rencontre de Jésus avec Nathanaël, le Père José a mis en relief la Pédagogie de la rencontre. Chaque rencontre du Christ provoque toujours un déclic chez son interlocuteur et l’amène toujours à prendre une attitude d’acceptation ou de refus de sa personne ; ses rencontres ne laissent jamais indifférents. Revenant au thème de ce congrès, il a montré comment Don Bosco a également toujours su faire de ses rencontres une occasion pour conduire à Dieu.

 A 08h 45, les congressistes ont rejoint la salle de conférence : une petite prière, des détails d’organisation donnés par le P. Ferdinand ZIGUI, coordinateur de ce congrès, un briefing de la journée précédente donnée par le P. Georges KOEVI, puis la parole fut donnée au Provincial pour la présentation du deuxième thème de ce congrès.

 

INTERVENTION DU PERE FAUS

Contexte historique du Système préventif.

 L’époque de Don Bosco : une période de transformations rapides

 Dans ce deuxième thème structuré en quatre points, le Père conférencier a commencé son intervention en évoquant les profondes transformations qui sont advenus en Italie au XIXè siècle. Il a décrit le passage de l’Europe de  ‘‘l’ancien régime’’ à l’époque contemporaine, le passage d’une société par ordre (noblesse, clergé, tiers-état) à une société bourgeoise fondée sur la division en classe, la consolidation du capitalisme et l’intensification de la révolution, le pluralisme dans la conception du monde et l’influence non négligeable des idéologies du moment.

 Évènements principaux de l’histoire de l’Italie et du piémont

 Poursuivant son exposé, le Père Faustino a fait savoir que ces évènements ont constitué le cadre de référence pour l’étude de DB.

Dans le domaine politique, on peut noter le climat de restauration qui est en quelque sorte une  réaction, réaction se manifestant surtout par la liberté de presse, la chute des privilèges religieux avec suppression des ordres religieux et la restriction dans le domaine scolaire.

Dans le domaine social et économique, on relève un double mouvement : l’expansion démographique provoquant la misère dans les campagnes et une augmentation d’emploi dans les villes. Tout cela avait pour conséquences des migrations internes en Italie et l’émigration vers d’autres pays. Ce mouvement est selon le Père Faus, un élément important dans le premier apostolat de DB.

A la suite de cet aperçu des mouvements observés dans le pays, viennent ceux relatifs aux domaines ecclésiastiques et pastoraux et en fin ceux remarquables sur le plan culturel, éducatif et scolaire.

Sur le plan ecclésiastique et pastoral, l’influence de la restauration et le libéralisme ont conduit à ce qu’on appelle le catholicisme social. Celui-ci se préoccupait de l’inégalité entre la classe bourgeoise et la classe ouvrière.

Sur le plan culturel, éducatif et scolaire, le conférencier a surtout insisté sur la pédagogie du temps de DB, pédagogie caractérisée par la floraison du mouvement romantique et la reprise par l’état de la structure scolaire jusque-là confiée à l’Église.

 La prévention : une préoccupation du XIXè siècle.

 La prévention, souligne le Père Faus, est devenue au XIXè siècle, une préoccupation tant sur le plan socio-politique que sanitaire, législatif, pastoral et pédagogique.

 Sur le plan sanitaire, dit-il, la médecine est devient préventive. Ce fut le prélude de la vaccination.

Sur le plan politique et social, alors que les conservateurs pensaient à une prévention par la peur, la répression, les modérés et les progressistes pris dans cet ordre, concevaient une prévention qui se ferait à travers la moralisation et la religion pour les premiers et à une prévention à travers l’instruction (l’éducation) populaire et à la formation professionnelle pour les seconds.

Dans le domaine social, a-t-il ajouté, l’accent est surtout mis sur l’assistance sociale en prévenant la misère plutôt qu’en la secourant. A cela s’ajoute la prévention pénale : il faut non seulement rétablir ‘‘l’ordre publique’’ pour protéger la collectivité en mettant hors d’état de nuire les délinquants mais aussi et surtout procéder à une correction, une rééducation en dissuadant les jeunes abandonnés (les prédélinquants) de commettre les même crimes par une réclusion préventive, exempte de toute pénalité.

Dans le domaine de l’éducation, poursuit le conférencier, la réussite de l’éducation dépendait de l’utilisation d’une méthode préventive, comme l’ont pensé d’ailleurs bon nombre d’auteurs, pour atteindre les objectifs de l’éducation. Celle-ci doit, selon Mgr Dupanloup, tenir compte de trois modalités : la direction, la prévention et la répression. Pour lui, continua le conférencier, on obtient de beaux résultats en maintenant l’observation du règlement par la ferme exactitude d’une direction, en prévenant l’infraction du règlement par le zèle de la vigilance et en réprimant la transgression du règlement par la ponctualité de sa justice pour corriger le désordre dès qu’il se présente.

Le Père conférencier acheva ainsi son intervention avec le thème de la religion comme moyen préventif par excellence dans l’éducation.

 La religion : moyen préventif par excellence dans l’éducation.

 La religion apparaissait à cette époque comme un facteur éducatif incontestable. Puisque dans l’éducation religieuse de cette période, il n’y avait pas seulement une référence à la religion mais aussi une attention croissante pour les valeurs des masses populaires : instruction, travail, progrès, temps libres avec les loisirs, bonheur terrestre, paix sociale.

 Ainsi se présentait le contexte historique qui a vu la genèse et le développement du Système éducatif de Don Bosco.

  INTERVENTION SŒUR VICKY, FMA.

Les Fondements du Système Préventif.

 A 9h 30, la Sœur Vicky Ulate, Fille de Marie Auxiliatrice, a exposé le troisième thème du Congrès : Les Fondements du Système Préventif.

Dans des considérations préliminaires, la Sœur Vicky a insisté sur la nécessité pour nous aujourd’hui d’une fidélité créative au Système préventif que Don Bosco nous a légué, afin d’en recueillir l’inépuisable richesse. Ces propos de Don Bosco : « J’ai fait le brouillon, vous mettrez les couleurs ! », nous y engagent. Toutefois, l’inéluctable besoin d’actualisation de la Pédagogie de Don Bosco, ne devra jamais nous éloigner des intuitions fondamentales qui l’ont fondée ; c’est ce danger que Don Bosco pressentait lorsque, presqu’à la fin de sa vie, il écrivit sa fameuse Lettre de Rome. Éduquer à la manière de Jean Bosco ” ne signifie pas reproduire ce qu’il a fait, mais réinventer à sa manière.

 Abordant le rôle de l’éducateur dans ce Système préventif, la Sr Vicky a affirmé que ce dernier est le médiateur de tout le processus éducatif. Ceci nous appelle avec insistance à repenser notre identité salésienne, à faire une extrême attention à notre «être» d’éducateurs. Ainsi, poursuit-elle, l’interrogation primordiale de l’éducateur salésien ne doit pas être : « Comment  faire  pour… ? » mais plutôt « Comment  être pour… ?».

Ainsi, la sainteté personnelle de l’éducateur est la clé de voûte de toute l’entreprise éducative. Le Système préventif est une initiation à la sainteté et non une simple stratégie éducative… ; et cela vaut en tout premier lieu pour l’éducateur.

 C’est alors que la Sr a abordé les trois piliers du Système préventif de Saint Jean Bosco : la Raison, la Religion et l’affection.

 La raison : La raison dans l’éducation signifie que chaque jeune doit devenir protagoniste et artisan de son avenir.

 Faire usage de la raison dans l’éducation, c’est éduquer le jeune au discernement ; que le jeune agisse, non par des impositions idéologiques ou par l’acceptation inconditionnelle des ordres, mais par le fait de se laisser guider par des valeurs, des convictions, des motivations et des principes éthiques corrects.

 Faire usage de la raison dans l’éducation, c’est impliquer et solliciter la collaboration du jeune ; ainsi le premier art de l’éducateur, c’est l’art de la négociation. La négociation vise à persuader le jeune, à l’aider à intérioriser la norme et son bien-fondé. L’éducateur doit solliciter, négocier l’adhésion raisonnée et raisonnable du jeune, sans user de séduction malsaine : « sans vous, je ne peux rien faire », disait Don Bosco.

 Faire usage de la raison dans l’éducation, c’est dialoguer et croire aux capacités des jeunes. Pour le jeune, cela signifie généralement que l’éducateur soit prêt à l’écouter, à lui laisser le temps d’exprimer son opinion et de donner ses raisons ; cela signifie aussi pour lui qu’on le considère et qu’on le traite comme une personne, mais aussi que l’éducateur soit capable de prendre des décisions lorsque cela s’impose, conformément à la saine raison.

 La religion : A la suite de Jean-Paul II (Lettre Juvenum Patris), la Sr Vicky affirme que ce deuxième pilier, la religion, « exprime que la pédagogie de Don Bosco est fondamentalement transcendante, par le fait que l’objectif ultime de l’éducation qu’elle se donne, c’est la formation du croyant.… Cet aspect de la transcendance religieuse, fondement de la méthode pédagogique de Don Bosco, non seulement est applicable à toutes les cultures, mais peut aussi être adapté avantageusement aux religions non chrétiennes. »

  • La religion est le cœur de la pratique éducative salésienne.

 Don Bosco est convaincu qu’une vraie éducation n’est pas possible sans l’ouverture à Dieu.

Cependant, en aucun cas la pratique de la religion ne doit conduire à une adhésion aveugle à des vérités plus ou moins obscures.  C’est pourquoi Don Bosco donne une place considérable à la raison dans l’approche de la foi, entre autre pour un solide enseignement religieux.

 L’éducateur est ainsi appelé à aider le jeune à réaliser que Dieu l’aime et l’appelle à la sainteté, à cultiver en lui une forte vie sacramentelle, mariale et ecclésiale, à réveiller en lui des valeurs universelles, à l’encourager à devenir apôtre d’autres jeunes, à lui communiquer l’Evangile de la joie.

 La bonté affectueuse (amorevolezza) :

 « L’éducation est vraiment une affaire de cœur », disait Don Bosco.

 Don Bosco a réhabilité l’affectivité et en a fait un pilier fondamental de son système éducatif. Plus précisément, il parlait d’Amorevolezza : ensemble de valeurs qui expriment l’amour (bonté, il a fait la paix mâle en allemand voir elle avait un air las va patience, pardon, écoute, exigence, douceur, compréhension, confiance, dialogue…). «Sans affection pas de confiance, sans  confiance pas d’éducation ».

Cette bonté affectueuse s’exprime dans un amour éducateur qui fait grandir le jeune et ouvre la communication avec lui.Ainsi, non seulement l’éducateur aime le jeune comme un père, un frère et un ami, mais il cherche également à susciter chez lui une réponse d’amitié« Que non seulement les jeunes soient aimés, mais qu’ils se sentent aimés »

 L’amorevolezza chez l’éducateur se traduit par la présence au milieu des jeunes et un réel intérêt pour leur monde, ce qui crée un climat de familiarité. « Avec vous je me sens bien: être avec vous, c’est toute ma vie », disait Don Bosco.

 Par conséquent, le vrai éducateur participe à la vie des jeunes, s’intéresse à leurs problèmes, cherche à savoir comment ils voient les choses; il prend part à leurs activités sportives et culturelles, à leurs conversations et vie l’accompagnement.

 L’affection, précise la Sr Vicky, n’est nullement synonyme d’absence de fermeté. « Aimer l’enfant et le jeune ne signifie pas céder à tous ses caprices.  L’éducateur doit savoir s’opposer, dire non, mettre des limites. Actuellement, souvent enfermés dans une problématique du “tout, tout de suite”, les jeunes ont besoin de pouvoir se confronter à des adultes qui ne les craignent pas, qui savent s’opposer, ne tolérant pas la transgression de la loi, tout en les aimant et en les respectant ».

 Ainsi, les sanctions auront toujours droit de cité dans le processus éducatif ; elles ne seront néanmoins jamais humiliantes, mais toujours réparatrices et respectueuses de la personne du jeune.

 La Sœur Vicky a ensuite abordé la vertu de la chasteté, indispensable dans cette relation affective.En effet, « l’affectif entre un jeune et un adulte peut facilement se dérégler et même se pervertir. D’où la double insistance de don Bosco d’une part sur la vertu de chasteté qui permet une saine régulation des affects sexués, et d’autre part sur la nécessaire connexion de tous les éléments du système préventif, qui évite que tel ou tel élément n’entre dans un chemin déviant. »

Ainsi, par la bonté affectueuse l’éducateur devient pour le jeune un modèle d’adulte épanoui.

 L’après-midi

 Comme prévu, après la présentation des remontées des carrefours, ce qui mit fin à la première partie de la journée, nous-nous sommes réunis de nouveau cet après-midi après le déjeuner dans le lieu des conférences pour continuer avec la suite du programme.

A 14h 53, le Père George KOEVI, prenant la parole procéda à la présentation de la future conférencière, Mme AKAKPO Gisèle (SSCC) après nous avoir souhaité la bienvenu à cette deuxième partie de la journée. Ce n’est qu’après qu’il donna la parole à la conférencière pour la présentation de son thème intitulé : Présence salésienne selon Don Bosco.

INTERVENTION DE Mme AKAKPO Gisèle (SSCC)

Présence selon le style de Don Bosco

 Le thème intitulé « Présence selon le style de Don Bosco » a débuté comme prévu selon le programme à 15h00 et fut exposé par la salésienne coopératrice Gisèle AKAKPO. Elle a structuré le thème en trois points :

 I-                Définition des différents concepts

II-             Présence selon le style de Don Bosco

III-          Présence comme une Attitude et Méthode

 1.                Définition des différents concepts

 La conférencière a d’abord commencé par constater que dans notre monde actuel centré l’efficacité et la rapidité, où tout le monde court, « prendre le temps de la rencontre, prendre le temps d’entrer en relation, prendre le temps d’être présent n’est pas toujours chose facile. »  Après avoir défini certains concepts, Mme Gisèle a affirmé que la « présence » peut revêtir plusieurs formes : fraternelle et amicale, familiale ou encore assistance ; conflictuelle et très agressive.

Mais dans tous les cas, on ne peut parler de présence que lorsqu’il y a au moins deux éléments : rencontre et reconnaissance mutuelle. Don Bosco, depuis le XIXe, a expérimenté et légué à ses fils et filles spirituels, une forme particulière de présence qui peut se définir comme une relation éducative entre l’éducateur et le jeune.

  2.                Présence selon le style de Don Bosco

 Ce que la présence selon le style de Don Bosco n’est pas.

Mme Gisèle a d’abord essayé de définir ce que c’est que la présence selon le style de Don Bosco, en commençant par ce qu’elle n’est pas. Ainsi dit-elle, la présence s’oppose à l’absence physique. Il ne s’agit pas non plus d’un acte de présence (apparaître et disparaître). On peut aussi parler d’une « présence absente », c’est-à-dire être là physiquement mais avec l’esprit ailleurs, être là mais sans s’intéresser et sans participer à ce que font les jeunes. Don Bosco avait déjà évoqué cette situation dans sa mémorable Lettre de Rome :

« Je regardai et je vis que bien peu de prêtres et d’abbés se mêlaient aux enfants, et que moins encore participaient à leurs jeux. Les supérieurs n’étaient plus l’âme de la récréation. La majeure partie d’entre eux se promenaient ensemble en bavardant sans s’inquiéter de ce que faisaient les élèves ; d’autres contemplaient la récréation mais ne s’occupaient pas des garçons ; d’autres surveillaient comme de loin sans avertir ceux qui se mettaient en faute ; si quelqu’un avertissait, et c’était rare, son geste était menaçant. Des salésiens auraient voulu s’introduire dans des groupes de garçons mais je m’aperçus que ces derniers se tenaient soigneusement à l’écart des professeurs et des supérieurs. »

 Ce qu’est la présence selon Don Bosco

La présence selon le style de Don Bosco, dit Mme Gisèle, est cette présence, cette assistance qui fait route avec les jeunes.

 On peut parler d’une :

 Présence Physique : C’est vraiment une présence physique parmi les jeunes ; donc un partage réel de leur vie et de leurs intérêts ; « aimez ce que les jeunes aiment », nous a recommandé Don Bosco

 Présence fraternelle et amicale : C’est une présence non autoritaire ou institutionnelle. C’est-à-dire que cette présence n’envahit pas le jeune. Bien au contraire, elle attire et donne confiance aux jeunes sans signifier aux jeunes qu’on est le maître, mais plutôt, un frère, un ami.

Don Bosco disait toujours à ses garçons : « J’ai besoin de votre aide. Je ne veux pas que vous me considérez comme votre supérieur, mais votre ami. Ayez beaucoup de confiance, c’est ce que je vous demande, comme je l’attends de la part de vrais amis ».

Dans la Lettre de Rome, Don Bosco écrit : « Que le supérieur se fasse tout à tous ; qu’il soit toujours prêt à écouter les problèmes ou les plaintes des garçons… qu’il soit tout cœur pour chercher le bien spirituel et temporel de ceux que la providence lui a confiés ».

 Présence Active : C’est une présence pleine d’initiatives à l’égard de chacun et du groupe.

Le fait, pour l’éducateur, de proposer beaucoup de choses aux enfants et aux jeunes, est une activité. Cette activité est ‘’ préventive’’, dans le double sens qu’elle protège des expériences négatives précoces et en même temps qu’elle développe les potentialités individuelles en vue d’objectifs qui attirent par leur valeur et leur beauté.

Dans la Lettre de Rome, Don Bosco décrit : « Alors Valfrè me montra les garçons, tous avec le visage, la taille et l’âge de cette époque. Il me semblait être à l’oratoire d’autrefois pendant la récréation. Tout était vie dans ce que je voyais, tout était mouvement, tout était joie. Qui courait, qui sautait, qui faisait sauter. Ici on jouait à la grenouille, là aux barres et au ballon. Ici un groupe de garçons s’était formé, pendu aux lèvres d’un prêtre qui racontait une histoire. Ailleurs un abbé jouait avec d’autres à pigeon vole et aux métiers. Partout des abbés et des prêtres, et autour d’eux les garçons qui criaient joyeusement. La plus grande cordialité et la plus grande confiance régnaient visiblement entre les garçons et leurs supérieurs. J’étais ravi par ce spectacle, et Valfrè me dit : vois, la familiarité produit l’affection, et l’affection engendre la confiance. Voilà ce qui ouvre les cœurs ; les garçons exposent tout sans crainte aux professeurs, aux assistants et aux Supérieurs. Ils deviennent francs en confession et ailleurs ; ils se soumettent avec docilité à tous les ordres de quelqu’un dont ils sont sûrs d’être aimés. »

 Présence Animatrice : C’est une présence qui éveille, qui favorise la créativité des jeunes et leur confie, tout en les accompagnant, la responsabilité de leur propre croissance. Cette présence cultive des motivations inspirées de la raison et de la foi, pour rendre les jeunes plus capables de répondre de façon autonome à l’appel des valeurs. Elle encourage le jeune à s’exprimer par la parole et par l’action.

 3.                Présence comme Attitude et Méthode

Présence comme Attitude

La présence comme Attitude est une présence vécue. C’est le quotidien. C’est la résultante de toutes nos manières d’être avec les jeunes chaque jour, chaque instant. Cela devient un comportement.

 L’éducateur salésien n’aborde pas les jeunes seulement quand il doit exercer de rôle précis,par exemple dans les seules heures d’enseignement. Saint Jean Bosco insistait pour que l’éducateur se plaise au milieu des jeunes pendant les recréations, soit cordial et ouvert envers eux ; toujours prêt à faire le premier pas pour tenter de saisir de l’intérieur leur univers.

 Présence comme Méthode

Pour nous, c’est une stratégie pour parvenir à un bon résultat, c’est faire des jeunes « d’honnêtes citoyens et de bons croyants ».

Pour bien signifier que la présence salésienne au milieu des jeunes ne relève pas d’abord du registre de la surveillance, la tradition salésienne parle d’assistance du jeune en vue de promouvoir sa liberté, l’accompagner, et surtout l’aider à faire des choix pour réussir sa vie.

Mme Gisèle conclue, en affirmant avec Marguerite LENA que « tout acte éducatif est un acte d’espérance et d’amour parce que :

Eduquer, c’est Humaniser

Humaniser, c’est transformer

Transformer, c’est faire grandir la vie

Faire grandir la vie, c’est Aimer »

 Aimer selon Don Bosco, c’est être présent au milieu des jeunes.

Après ce thème exposé par la responsable des Salésiens Coopérateurs en AFO, le P. Georges KOEVI a fait quelques mises au point et a passé la parole au Responsable des ADMA pour la présentation de son thème.

INTERVENTION DE M. SASSOU Antoine (ADMA)

La place de Marie dans la Pédagogie de Don Bosco

Le cinquième thème  du Congrès est intitulé  « La place de Marie dans la Pédagogie de Don Bosco » et fut présenté par M. SASSOU Antoine (responsable des ADMA). Marie nous exhorte à ouvrir nos cœurs à la foi. Ce fut le mot primordial du présentateur puisque l’année 2013 est basée sur la Foi.

Dans son intervention, il a présenté le thème en deux (2) points essentiels :

–                   La place de Marie dans la prière

–                   La place de Marie dans l’éducation de Don Bosco.

La place de Marie dans la prière

Nous ne pouvons pas connaitre la place que Marie occupe dans l’éducation de Don Bosco sans nous référer à sa place dans la conversion personnelle et familiale. Ceci pour nous montrer l’importance de la Vierge Marie dans notre vie. En ceci, il souligne la parole de Dieu selon l’évangile de Saint Jean (Jn 15, 8) : « en ceci est glorifié mon Père : Que tous portent beaucoup de fruits et deviennent mes disciples ».

De la même manière, Tout comme dans l’annonciation, la visitation, la nativité, la présentation et le recouvrement de Jésus, la Vierge occupe une place importante dans nos prières puisqu’elle a pu intercéder en faveur des mariés à Cana.

Quel sens donnons-nous en tant que chrétiens aux noces de Cana ? s’est demandé M. Antoine. Bien que les noces de Cana fussent le premier miracle de Jésus, elles nous montrent la sollicitude de Marie et sa consigne d’obéissance.

Évoquant la prière du Salve Regina, le présentateur a fait l’éloge de la candeur, de la mansuétude silencieuse et généreuse de la Vierge Marie envers ses fils que nous sommes.

La place de Marie dans l’éducation de Don Bosco :

L’histoire de Don Bosco dans son ensemble montre que la Vierge Marie a occupé une place prépondérante dans sa vie de Père et Maître des jeunes. Saint Jean Bosco, comme le soulignent les Constitutions des SDB, sous l’inspiration de la Vierge Marie, a fondé la Congrégation Salésienne, prémices des autres branches de la Famille Salésienne. Le songe des neuf ans et la rencontre du 8 Décembre 1841avec Barthélémy Garelli attestent de cela.

Lorsque Don Bosco devait envoyer ses prêtres en mission, Marie lui montra dans un songe et de manière très précise les pays à évangéliser : la Patagonie et la terre de Feu, à l’extrême sud du continent américain. C’est ainsi qu’elle a orienté et soutenu toute l’œuvre de Don Bosco.

En somme, la confiance que Don Bosco a eue en la Vierge Marie nous ouvre le chemin à l’imiter, à s’ouvrir à l’amour de Jésus et de Marie pour réaliser notre mission. Cette confiance en Marie consiste à l’accepter comme notre mère et à nous confier à elle.

Au nom du Groupe ADMA, M. Antoine a fait distribuer à tous les congressistes la Neuvaine de Marie Auxiliatrice telle que Don Bosco l’avait enseignée. L’assemblée a exécuté l’hymne à Marie Auxiliatrice.

Après un temps de pause, eut lieu un très riche moment d’échanges et de témoignages sur l’ensemble des thèmes de l’après-midi.

Le Père Georges a clôturé la séance avec la prière et la bénédiction de Marie Auxiliatrice, en cette journée du 24 août, commémoration de Marie Auxiliatrice.

Le Secrétariat

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