Ebola - ABC copia
Dans “ABC”: AU MOINS SEPT MISSIONNAIRES ESPAGNOLS CONTINUENT LEUR TACHE DANS LA ZONE ZÉRO DE L’ÉPIDÉMIE DE L’ÉBOLA.
Les missionnaires parlent: “Si nous quittons l’Afrique, ce serait une trahison.”

Depuis que l’épidémie d’Ébola plongeait l’Afrique de l’ouest dans une des pires urgences sanitaires de leur histoire, environ 9.200 personnes ont été contaminées et autres 4.500 sont mortes. Entre eux, les deux missionnaires espagnols: Miguel Pajares et Manuel García Viejo. Bien qu’ont a déjà passé plusieurs semaines après leur décès, le rapatriement de deux religieux continue à créer une polémique qui met en évidence la réalité du terrain. En effet, aucun de ces religieux ne faisait du tourisme, mais ils risquaient leur vie pour éviter que l’épidémie se développe de manière mortelle.

“Si je pars d’ici, ce serait une trahison de notre part”, assure en conversation avec ABC René González, missionnaire des Augustins récollets dans la localité de Kamabai, nord de Sierra Leone. Seulement dans ce pays 3.410 contagions se sont produites et 1.200 morts. “La situation est tendue, de peur. Nous sentons une grande impuissance “, affirme René. Avec ce naturel d’Olmedo (Valladolid), trois autres missionnaires espagnoles continuent dans ces pays africains: le salésien Antonio Gutiérrez, dans la ville de Bo; Luis Pérez, xavérien qui réside en Makeni; ainsi que José Luis Garayoa, missionnaire des Augustins récollets compagnon de René à Kamabai.

“Je comprends l’alarme sociale qui s’est produite en Espagne, mais de là à crier ” sauf qui peut” et courir en piétinant son voisin sans regarder ni à droite ou à gauche, me semble une folie”, reconnaît Garayoa dans ce journal. Son expérience est un aval. Dans la dernière décennie, ce navarrais a souffert du paludisme, les fièvres typhoïdes et, même, un kidnapping. Bien que, dans sa chronique, il y ait aussi d’espace pour la mémoire des vieux compagnons, sur lesquels il se libère dans un blog personnel. Parce que pour lui, le feu García Viejo n’était pas un simple missionnaire rapatrié, mais un ami. “C’était un homme toujours avec un sourire. Dès qu’il trouvait un peu de vin et chorizo de son terroir, toujours il m’appelait pour le partager (…) Toujours il trouvait quelques minutes pour s’occuper de ses patients. Il était infatigable “, souligne ce prêtre qui a duré plus de dix années en Sierra Leone.

“Ce qui nous importe seulement, c’est son sérum”. Cependant, Garayoa ne veut pas oublier un cas spécialement exemplaire de l’actuelle situation dans “la zone zéro” de l’Ébola, celui de la sœur africaine Patience Melgar. Quand le missionnaire Miguel Pajares a été rapatrié du Liberia au début du mois d’août après avoir été contaminé par Ébola, une de ses collaborateurs, Patience (aussi contaminée), elle est restée, quand-même, dans le pays africain. A l’époque, on a demandé sans succès de l’évacuer à Madrid. La religieuse guérissait finalement de la maladie. Un mois après, après sa récupération, elle voyageait à l’Espagne pour essayer d’aider le deuxième atteint par l’Ébola, Manuel García Viejo. Dans les derniers jours, l’infirmière Teresa Romero, infectée par le virus en Espagne, a reçu du sang de la missionnaire. “De la Sœur Patience seulement intéresse son sérum”, dénonce avec amertume Garayoa.

ENFANTS ORPHELINS PAR L’ÉBOLA.
Cependant, la misère de l’Ébola n’est pas limitée à Sierra Leone. Au Liberia, pays le plus touché actuellement, on a enregistré 4.262 cas et 2.484 décès. En cet État, malgré qu’on a assigné plusieurs Espagnols religieux, la réalité du terrain leur a empêché d’arriver. De la même manière, dans la voisine Guinée (là où la maladie a déclenché) habitent trois Espagnols Salésiens: José Ramón Guinea, en Kankan; Rafaël Sabe, en Siguiri, et Emilio Hernando, dans la capital, Conakry. Quelques uns parmi eux font partie d’un comité de prévention qui se dédie à informer la population pour éviter davantage les contagions. Le reste s’occupe de plus de 300 enfants qui ont perdu leurs pères à cause de l’Ébola.

“L’hôpital où se trouvent les patients est déjà saturé”, assure Emilio, qui est dans le continent africain depuis plus de trois décennies. “Pourquoi je suis ici? Pour la simple raison que nous ne pouvons pas abandonner les gens “, affirme-t-il.

“LES MEILLEURS AMBASSADEURS DE LA MARQUE ESPAGNE”
Avec plus de 13.000 religieux, prêtres et laïques repartis sur les cinq continents, l’Espagne a le record mondial du nombre de missionnaires. ” Ils sont les meilleurs ambassadeurs de la marque Espagne”, affirme le père Anastasio Gil, Directeur des Œuvres Missionnaires Pontificales (OMP) d’Espagne, à l’occasion de la conclusion du dimanche de la Journée Mondiale des Missions (Domund). L’année passée les Espagnols ont fait don de 11.8 millions de EURO aux missions, le 7.6 pour cent de plus qu’en 2012.
Information parue dans le journal “ABC” le 21 octobre 2014. Rédigée par Eduardo S. Molano, correspondant à Accra.
http://salesianos.es/Articulos/5748/1/1/-bola-labor-de-los-misioneros

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