L’émotion était au comble et se laissait sur les visages de tout le corps sacerdotal et des fidèles accourus de tous les coins pour assister ce vendredi à la grande veillée de prière organisée en mémoire du père Antonio César Fernández décédé brutalement, le 15 février dernier sur le sol burkinabè.
Cette prière co animée par le père Manolo Jiménez, et le fidei, David Edoh a vu la participation des évêques: Dénis Amuzu Dzakpah, archevêque de Lomé, Mgr Nicodème Benissan- Barrigah, ordinaire d’Atakpame et Mgr Guigbile Dominique, évêque de Dapaong et le secrétaire de la nonciature du Burkina Faso et du Niger.
La congrégation salésienne avait à sa tête, le provincial de l’AFO, José Elegbede, à ses côtés, le vicaire provincial, Jésus Benoît Badji, le directeur de la maison Don Bosco, Adolphe Marie Akpoue, le curé de Gbeyendzi, Bernard Gaba Dovi et bien d’autres salésiens, diocésains et missionnaires du Togo et de la sous région venus en nombre témoigné leur reconnaissance à cet infatigable disciple qui trouva fatalement la mort sous les balles des Djihadistes.
La délégation des prêtres de la province de Séville s’est également unie à cette prière ainsi qu’une cohorte de religieux et religieuses sans oublier la marrée de fidèles dans laquelle se trouvait la soeur du père César, Mme Patrocinio Fernández.
L’honneur est revenu au provincial de l’AFO de souhaiter la cordiale bienvenue à ce parterre de personnalités et invités au rang duquel, l’ex ambassadeur de l’Union européenne au Togo, Nicolas Berlanga Martínez, l’ex provincial de l’AFO, Faustino Garcia Pena et la délégation burkinabé.
Cette veillée a été marquée essentiellement par des prières et des témoignages du catéchiste, Étienne Djabe, du père Lucas Camino qui a vécu 15 ans durant aux côtés du père César qu’il qualifia d’un “homme sobre, très pauvre”. Il était formidable, plein d’inspiration et sa vocation était extraordinaire, disait-il. “Que la mort de César serve à la conversion de ces bourreaux”, a conclu le père Lucas, le dernier survivant des trois salésiens qui ont fondé l’oeuvre salésienne à Lomé.
La parole de Dieu de circonstance relative à la parabole de dix filles invitées au banquet de noces a été commenté par le père Manolo. P.César, “ce confesseur très recherché, un missionnaire d’une grande profondeur spirituel”, a relevé le P. Manolo “était prêt et sa lampe ne manquait pas d’huile”. Il a recommandé trois huiles à l’assistance pour être prête car le Seigneur se présente à l’improviste. Le père Manolo a énuméré l’huile de la communion avec Dieu, l’huile de l’ardeur missionnaire et la confiance en Marie Auxiliatrice. La mort de César interpelle chacun de nous car il a fait montre d’une vie missionnaire et d’une vie salésienne “extraordinaire”, a conclu P. Manolo, ancien curé de la paroisse de Gbeyendzi.
La 2e partie de cette veillée a été consacré aux divers messages à l’illustre disparu. Respectivement, la délégation burkinabé, la soeur biologique du père César, et le père Adolphe, un des fruits du vénéré mémoire sont montés au prône pour louer les mérites du père César, qualifié de ” boabab, d’icône, de grand apôtre des jeunes et de grand serviteur “.
Cette veillée de près de trois heures d’horloge avec corps présent animée par la fédération paroissiale des chorales s’est achevée par un chant dédié au père César composé par Fidèle Guidi et la bénédiction finale donnée par l’archevêque de Lomé.
Les salutations d’usage ont bouclé la grande veillée laissant place aux différentes célébrations eucharistiques jusqu’à petit matin.

Jean Martin Amekouvo, Journaliste à Radio Maria Togo

L’arrivée du corps du Père César Fernandez à la Paroisse Maria Auxiliadora de Gbenyedzi (Lomé)
Les fidèles de la Paroisse Maria Auxiliadora de Gbényedzi et d’autres Paroisses venus témoigner leur reconnaissance au Père César Ferdandez
Messe avec la Famille Salésienne
Messe avec la Famille Salésienne

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