LA COMMUNAUTÉ DE TOUBA

SAINT JEAN BOSCO (1981) 1982

 De Valencia (Espagne) à Touba (Mali)

Les trois premiers salésiens arrivés au Mali étaient originaire de la province salésienne de Valencia (Espagne), et Touba fut leur première destination.

Ramón MOYA, Janvier BEREAU et José  Miguel GAMBIN arrivèrent le 02 décembre 1981 dans ce village, à la demande de l’Evêque de San, Mgr PERROT, pour s’occuper d’une vaste paroisse rurale (St Joseph) qui avait été pendant 7 ans sans prêtres. Il voulait également le charisme de Don Bosco pour le service des jeunes et l’éveil des vocations. En plus de la paroisse, la communauté s’occupa de l’animation d’un oratorio et de différentes activités de promotion et formation humaine, au service d’une soixantaine de villages.

Voici le témoignage de Ramón MOYA, l’un des pionniers :

« Arrivés au Mali, sans préparation préalable, nous nous sentions comme « parachutés ». Après l’accueil magnifique que les gens de Touba nous avaient réservé, restés seuls à la maison, nous  ne faisons que nous regarder, nous demandant en silence : « Où sommes-nous ? »

Il fallait se mettre au travail. Comment ? Nous ne comprenions  pas le français, il fallait apprendre le Boré, aucun de nous n’avait  travaillé en paroisse, le milieu culturel nous était inconnu… Le découragement commençait à nous menacer, car nous nous sentions «inutiles et nus avions peur de décevoir les attentes des gens.

Nous n’oublierons jamais la première fête Marie Auxiliatrice (1982), célébrée a Sikasso, les deux communautés ensemble, avec l’Evêque Mgr CISSé fit une prière à la Vierge Marie pour nous qui risquions de regarder en arrière, là  où notre travail été plus efficace, pour qu’elle nous aide à surmonter ces premiers moments difficiles. La prière fut exaucée, mais petit à petit …

En fait il nous fallut du temps pour comprendre que la mission ne consiste pas à fait « des choses », qu’il était nécessaire de purifier  nos idées préconçues que nous étions surtout des compagnons d route, pour partager la vie du peuple qui nous avait accueillis. Cela compris, tout devenait plus simple, sans pour autant être facile, car les difficultés demeuraient.

Le soutien fraternel des Père Blancs ne nous manqua jamais : Ils ont été nos véritables « maître d’initiation ». La compréhension et la patience des gens envers nos limites furent magnifiques : nous avions toujours quelqu’un à côté pour nous aider à apprendre la langue , pour nous conseiller , pour nous ouvrir les yeux sur la réalité, pour nous faire comprendre la mentalité et discerner ce qu’il fallait faire…

Nous avions projeté des diapositives sur la vie de Don Bosco, pour préparer sa fête de 1983. Sans avoir rien prévu, voilà que des délégations de toutes les communautés chrétiennes villageoises arrivent à Touba. Les gens voulaient fêter Don Bosco car, disaient-ils, « il a vécu comme nous , il est des nôtres ». Don Bosco avait trouvé une place dans le cœur de ce peuple : l’avenir de la mission salésienne était assuré.

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