LA COMMUNAUTÉ DUÉKOUÉ

SAINTE THERESE DE L'ENFANT JESUS 1981

La Province de Barcelone (Espagne) à l’origine

Après le lancement du projet Afrique en 1980, la province de Barcelone « Notre Dame du Merci » a reçu, ensemble avec les autres provinces de l’Espagne, l’invitation de prendre en charge la présence salésienne d’un pays de l’Afrique de l’Ouest.

Le Chapitre Provincial a étudié la demande de Don Vigano et a valorisé les exigences de l’engagement en ressource humaines et matérielles. Il est vrai qu’en ce moment, la Province était dans cette impasse de l’Eglise de l’Occident – peu de vocation et alors peu de jeunes salésiens –  mais le Chapitre a réagi avec générosité à l’appel de Dieu, appel aussi à devenir courageux et enthousiaste face à la mission, en ayant la confiance en Celui qui appelle.

Le Provincial lancé un appel à tous les salésiens prêtre à cette nouvelle entreprise : beaucoup de salésiens y ont répondu positivement pur commencer tout de suite et pour assurer la relève. La Province de Barcelone, celle-ci a envoyé au-delà de 15 salésiens bien préparés.

Duékoué : les débuts en côte d’Ivoire

Beaucoup d’évêques ont trouvé dans le projet Afrique une possibilité missionnaire parmi les jeunes que Dieu leur offrait. En 1981, Mgr Agré, alors évêque de Man, fit la première demande pur prendre une grande mission à Duékoué. Commencée par les SMA.

Après une courte préparation, les Pères José Maria PENA et Vincent FERRI prirent la charge de la mission : plus tard, d’autres salésiens de la Province sont aussi arrivés (Jeanjo Bertran, Cisco UBACH, Ventura QUEROL,  Lorenzo CAPILLO, Toni PARDO) qui, successivement, ont pris les difféents responsabilité. Une maladie fit rentrer le P. PECINA dans la Province ; il fut le premier salésien décédé à cause de la mission en Côte d’Ivoire et gage du développement ultérieur.

Présentation de la communauté de Duékoué

Duékoué est une ville moyenne d’environ 90.000 habitants située à l’ouest de la Côte d’ Ivoire, dans un carrefour ethnique et culturel. La sous-préfecture compte plus de 185.000 habitants (2014) et la préfecture un peu plus de 400.000. La région est riche en agriculture qui est la principale ressource, la population produit, le café, le cacao, l’hévéa et les produits vivriers. L’ethnie autochtone est le guéré, mais il y a d’autres groupes ethniques et dans la ville et dans les villages environnants on retrouve les yacoubas, les baoulés, les mossis surtout. La ville a beaucoup souffert pendant les dernières crises politico-militaires de la RCI, avec des milliers de réfugiés qui a plusieurs reprises se sont installés dans notre paroisse (la seule actuellement de la ville), qui est devenue terre s’asile pour tous, surtout dans la phase finale de la guerre, en 2011. Les derniers réfugiés ne sont partis de la paroisse qu’en septembre de 2012. Pendant les dernières années la paroisse s’est adonnée à la tâche de la reconstruction des structures matérielles et à la pacification et à la réconciliation de la population. Cette phase n’est pas finie, nous ressentons encore dans la population des malaises, qui se manifestent dès qu’il y a occasion.

La communauté salésienne de Duékoué a été créée en 1981 par la province salésienne de Barcelone, en Espagne. Ils ont été appelés par Mgr AGRÉ, évêque de Man à l’époque, et ils se sont installés dans la mission catholique de Duékoué, fondée en 1940 par les SMA, qui l’ont gérée jusqu’en 1981.

Les salésiens ont assumé la paroisse et ils ont développé d’autres activités typiques de notre charisme : Le Centre Professionnel Artisanal et Rural (CPAR), l’Oratorio et le Foyer. Peu de temps après sont venues les sœurs salésiennes qui ont créé aussi un foyer et qui ont collaboré étroitement au CPAR, dans les différentes activités de la paroisse et à l’Oratorio. Actuellement elles sont six en communauté.

Actuellement notre présence est constituée de quatre noyaux de service pastoral : La paroisse, le CPAR, l’Oratorio et le Foyer.

La paroisse comprend la ville de Duékoué plus quelque 80 villages avec des communautés chrétiennes. Les communautés villageoises sont organisées en 10 secteurs pour une meilleure assistance. La paroisse est gérée par le Conseil paroissial, assisté du Conseil économique. La paroisse a quatre groupes ethniques principaux, sept chorales, treize groupes de prière et d’apostolat de jeunes et enfants, treize groupes d’adultes, quatre cent catéchumènes entre enfants, jeunes et adultes, deux messes les dimanches. Elle a aussi dix CEB (communautés ecclésiales de base) dans la ville de Duékoué. Les installations de la paroisse, très améliorées depuis 2012, sont un modèle pour tout le diocèse. Il faut souligner dans cette amélioration est due à l’active collaboration des paroissiens, sans oublier les généreux apports de quelques organismes (Procure de Madrid surtout). En ville le nombre de fidèles est de 4.000. Dans les villages il y aura quelque 3.000.

Le CPAR a été créé par les salésiens vers 1984 et il offre une formation professionnelle dans les niveaux du CAP et du CQP. Les sœurs salésiennes collaborent et gèrent un secteur qui comprend deux filières : pâtisserie et couture. Le secteur géré par le SDB comprend deux filières : mécanique générale et électricité. Le CPAR a une bonne renommée comme centre de formation professionnelle dans la région et offre des opportunités de travail. Il a un problème de financement, puisque les apports des apprenants ne couvrent qu’un tiers des dépenses dans le meilleur de cas. Le reste vient des apports de bienfaiteurs européens pour la plupart. Le secteur agropastoral du CPAR apporte une quantité qui sera importante en un futur proche.

L’Oratorio est fonctionnel les dimanches avec la collaboration des sœurs salésiennes. Il accueille chaque dimanche quelque 200 enfants. Il a des activités typiques de jeux, ateliers, prestations et quelques moments de formation et de prière.

Le foyer est situé à côté du bas-fond et actuellement a 25 élèves. Quelques-uns sont des élèves du CPAR, et c’est pour cela que l’on avait créé le foyer, mais la plupart des élèves sont des enfants qui vont à des écoles diverses de la ville. Ils proviennent des campements et villages des l’alentour de Duékoué. Un volontaire allemand collabore dans le foyer, surtout, et en d’autres activités de la communauté, comme le CPAR et l’Oratorio.

Pour une meilleure connaissance de la communauté et de ses différentes activités visitez www.sdbduekoue.com/ ou bien les pages facebook de chaque secteur :

Pour le foyer, https://www.facebook.com/foyerduekoue

Pour l’Oratorio, https://www.facebook.com/OratorioDonBoscoDuekoue

Pour le CPAR, https://www.facebook.com/cparduekoue

Pour la paroisse, https://www.facebook.com/paroisseduekoue

Également vous y trouverez d’abondant matériel graphique et photographique.

Difficultés

Notre communauté est numériquement parlant trop petite. Nous sommes quatre confrères, à présent. Vu le champ à moissonner, nous aurions besoin de deux ou trois autres confrères pour pouvoir faire face convenablement à toutes les possibilités pastorales dans les différents secteurs.

Le CPAR, tout en fournissant un gros service éducatif, a de problèmes financiers : les destinataires proviennent de familles pauvres et nous n’avons pas de subvention de l’État pour le centre.

Pour le futur

Depuis un certain temps le diocèse envisage de diviser la paroisse, et ce serait très convenable pour un meilleur service pour la ville et les villages. En fait, cette année on prévoit la création d’une quasi-paroisse.

La ville de Duékoué n’a pas d’enseignement catholique secondaire, si bien il y a quelques écoles catholiques primaires qui ont de graves problèmes de gestion. Nous pensons que nous pourrions créer une école catholique depuis le primaire jusqu’en terminal. Le service éducatif et pastoral rendu à notre population serait immense. Nous avons le terrain et facilement nous pourrions avoir les moyens pour construire, ce qui nous manque c’est le personnel. La province a été informée de cette prétention et elle la partage.

 

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