Congrès Don Bosco

Cotonou, du 13 au 15 août 2015

compte rendu de la journée du 13 aout 2015

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Personalité

Dans le cadre des activités marquant le bicentenaire de la naissance de Don Bosco, les membres de la famille salésienne en Afrique Francophone Occidentale, ainsi que les laïcs impliqués dans la mission salésienne se sont donnés rendez-vous à Cotonou du 13 au 15 août 2015, pour une rencontre de taille : le congrès Don Bosco autour du thème : « L’apport de Saint Jean Bosco à l’éducation en Afrique de l’ouest ». C’est l’école professionnelle st Jean Bosco et l’école d’enseignement général, technique et professionnel « Laura Vicuña » qui serviront de cadre à cet évènement. Ce jeudi 13 aout 2015, premier jour du congrès, dès 7h45, les congressistes, après avoir reçu chacun le kit du congrès, se sont installés dans la salle polyvalente de l’école professionnel St Jean Bosco pour le début des activités. Tout a commencé à 8h30 par la prière d’ouverture animée par les Filles de Marie Auxiliatrice.

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Après quoi, la parole est revenue au modérateur de la journée, le P. Elie Assogba, pour présenter le décor de ce qui constituera la cérémonie d’ouverture. Pour initier celle-ci, le témoin fut passé au coordinateur de l’équipe de coordination du Congrès, le P. Adolphe-Marie Akpoué, dont la mission est de présenter le Congrès. Le présentateur a relevé la pertinence de l’éducation des jeunes. Et, en soulignant l’objectif du congrès, il n’a pas manqué de relever en quoi consiste l’éducation : éduquer c’est croire en la jeunesse et lui faire confiance. A l’issu de la présentation, il a souhaité la bienvenue à tous les participants.

Cette présentation, qui a mis les participants au parfum de la ligne directrice du congrès, a laissé la place à une série d’allocutions d’ouverture, lesquelles dureront pratiquement près d’une demi-heure d’horloge.

La première allocution fut celle donnée par Mlle Adoun Jeanne Evelyne, élève du centre Laura Vicuna, qui, au nom des jeunes, a exprimé leur reconnaissance à Don Bosco ainsi que leurs  attentes et celles de leurs éducateurs du présent congrès.

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Ensuite, la place fut faite à Mr Rogatien Tossou, directeur adjoint du cabinet et représentant le ministre de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle, de la reconversion et de l’insertion des jeunes. Celui-ci a, dans son allocution, relevé que le meilleur investissement est celui qui se fait dans l’éducation de l’homme en général et de la jeunesse en particulier. Puis, en caractérisant l’éducation comme facteur de développement, il a salué les meilleurs résultats accomplis dans les différentes institutions éducatives salésiennes présentes sur le territoire béninois. Il a enfin souhaité que le présent congrès aide ses participants à renforcer leur engagement au service de l’éducation de la jeunesse.

Après ces mots du représentant du ministre, c’est au vicaire général de l’archidiocèse de Cotonou, le P. Philippe Kinkpon, qu’est revenue la charge de donner l’allocution au nom de l’archevêque de Cotonou, empêché. Le vicaire général a relevé l’importance de la couche juvénile pour l’avenir d’une nation, avant d’insister sur l’éducation des jeunes aux valeurs. Il a ensuite exprimé la satisfaction de l’Eglise de Cotonou pour l’œuvre éducative des fils et filles de Don Bosco. Enfin, le vicaire général a souhaité que les participants à ce congrès soient guidés par l’Esprit du Seigneur afin de parvenir à de bonnes résolutions pour le bien de la jeunesse.

La série des allocutions a été conclue par celle du P. Faustino Garcia Pena, Provincial SDB AFO qui a rappelé l’objectif du présent congrès en se référant aux congrès antérieurs ayant conduit à sa préparation. Après avoir relevé lui aussi l’importance de l’éducation selon le style salésien, il a exprimé ses souhaits, et 20 minutes après 9h il a officiellement ouvert les activités de ce congrès.

 

Vu que la cérémonie d’ouverture s’est achevée plus tôt que prévu, les congressistes ont bénéficié d’une dizaine de minutes de battement avant de rejoindre la salle pour deux rendez-vous de grande importance.

La première communication du congrès fut donnée par le P. José Miguel Nunez et avait pour thème « A la rencontre de Don Bosco ». Trente minutes ont suffi à l’ex-conseiller régional de l’Europe-Ouest pour nous livrer le contenu de son message dont l’essentiel constitue la clé historique de l’œuvre de Don Bosco, et la réponse du saint de Turin à la situation des jeunes de son temps.

 

Après cette première conférence, les congressistes ont suivi avec intérêt, de 10h20 à 10h40,  une projection-vidéo qui présente la province de l’AFO, animée par le P. Faustino Garcia et la Sr Ausilia Vizzi.

La pause-café s’en est suivie, occasion pour  les congressistes de s’inscrire pour les différents ateliers et de partager de manière informelle sur les différentes communications de la première partie de la matinée.

A 11h22, la parole fut donnée à M. Wilfrid Djenontin pour la présentation du thème : « Les défis de l’éducation en Afrique de l’ouest ». En une demi-heure d’horloge, il a présenté sa communication en quatre grandes articulations, à savoir : le cadre constitutionnel, les problèmes de l’éducation en Afrique de l’ouest, les mesures, puis la conclusion.  Faisant entorse au programme, le modérateur a donné l’occasion à deux congressistes d’exprimer leurs inquiétudes relatives à cette communication.

La parole fut de nouveau rendue à Mr DJENONTIN pour donner réponse aux questions qui lui ont été posées.

C’est à 12h10, avec 10 minutes de retard sur le programme, que la Sr Carine Akueson a commencé sa conférence qui a pour thème : « La pédagogie de Don Bosco ».  En 21 minutes de communication, elle a, dans son propos, présenté un bref aperçu de la vie Don Bosco, de sa formation pédagogique, et de ses modèles d’identification, avant de résumer la pédagogie salésienne en trois mots : l’amorevollezza ou la bonté affectueuse, la famigliareta ou l’esprit de famille et l’allegria ou la joie, fruit d’un cœur unifié et aimanté vers le Bien. La pédagogie de Don Bosco se présente ainsi comme une éducation intégrale, mais aussi comme une pédagogie informée par Dieu, une pédagogie ecclésiale, une pédagogie de l’amour et de la joie, une pédagogie de l’alliance, de la confiance et de la loi, pédagogie régie par la douceur, une pédagogie de la présence, et enfin une pédagogie préventive.  Cette conférence, la dernière de cette matinée, a fait place au repas et à la pause jusqu’à 15 heures, heure de la reprise des activités.

L’après-midi, donc, les activités ont débuté effectivement à 15h00 par la prière d’ouverture animée par le modérateur. Quatre conférences, dont le fil d’Ariane est le système préventif, en ont constitué le menu.

Le P. Boris Togbé, premier conférencier de l’après-midi, a eu pour mission de présenter  le contexte, l’origine et la conception du système préventif. Cette conférence, qui fut donnée au moyen d’une présentation PowerPoint, a débuté à 15h 13 minutes et a pris fin à 15h33.

Après avoir rappelé les grandes lignes de la conférence, le modérateur a donné l’occasion à l’assistance de poser quelques questions, vu qu’il restait encore quelques minutes à égrainer sur la durée prévue pour la conférence. Ce qui fut fait, les inquiétudes ont été éclairées par le conférencier.

La deuxième conférence de cet après-midi fut celle donnée à 15h45 par P. José Miguel NUÑEZ : « L’amorevolezza : l’éducateur salésien, prophète de la bonté » … Le conférencier a organisé sa communication en trois (03) articulations. Après avoir rappelé la situation des jeunes « abandonnés et en danger » au temps de Don Bosco, il s’est appesanti sur la signification du « critère oratorien » pour l’aujourd’hui de la mission salésienne, avant de montrer le « rôle » de la « bonté affectueuse » (amorevolezza) dans la relation éducative proposée par Don Bosco. Pour conclure son exposé, le P. Miguel a rappelé les qualités de l’éducateur salésien et relevé l’actualité des mots de Don Bosco dans la Lettre de Rome.

Après la pause-café, au cours de laquelle les congressistes ont eu l’occasion de consulter leurs groupes de travail, les activités de l’après-midi ont repris à 16h45’.

C’est à cette heure que la Sr Judith AGBANGLANON, au moyen d’une présentation PowerPoint, a aidé les congressistes à réfléchir sur « la raison et la religion dans le système préventif de Don Bosco ». Conférence qui a duré près de 20 minutes d’horloge mais perturbé entre temps par un délestage électrique. Ayant défini la raison comme un sens commun et concret pour parvenir à une adhésion à la réalité juvénile, la conférencière a insisté sur la nécessité pour la raison d’être elle-même éduquée, mais aussi sur la nécessité de la religion sans laquelle rien de bon ne peut être obtenu avec les jeunes.

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A 17h15, comme prévu dans le programme, le P. Jose Miguel NUÑEZ prend de nouveau la parole pour la quatrième et dernière conférence de cet après-midi : « La place des châtiments dans le système préventif de Don Bosco », une conférence tant attendue par beaucoup. Le conférencier a d’abord rappelé dans ses grandes lignes le contenu de la lettre circulaire attribuée à Don Bosco sur les châtiments. Puis il a indiqué la place des châtiments dans le système préventif, exprimée dans cette pensée claire et franche de Don Bosco : « je vous le dis clairement, j’interdis les châtiments, je n’aime pas avertir en menaçant de punir ceux qui n’obéiront pas, ce n’est pas mon système» (MB 7, 503). S’il est vrai que les châtiments doivent être exclus du cadre théorique de la raison, de la religion et de l’amour, le conférencier a cependant indiqué les règles à suivre pour infliger une punition. Il a, pour conclure, souligné quelques éléments de la pensée de Don Bosco dont nous devons tenir compte dans l’application du système préventif.

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La conférence s’est achevée à 17h45’, soit justement une demi-heure de communication. Après avoir reçu quelques indications pratiques relatives aux travaux en groupes, les congressistes se sont retrouvés dans leurs différents groupes pour trois quarts d’heures de réflexion.

Après quoi, l’heure de la prière du soir ayant sonné, les participants à ce congrès se sont retrouvés à nouveau dans la salle de conférences pour un quart d’heure de recueillement, avant d’écouter le mot du soir donné par la Sr Ausilia VIZZI, provinciale des Filles de Marie Auxiliatrice.

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Après le dîner, cette première journée du congrès fut clôturée par une belle soirée récréative, occasion pour les congressistes de découvrir et d’apprécier les nombreux talents artistiques des jeunes.

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