Pape - Vaudois
Au deuxième jour de son déplacement dans le Piémont, dans le nord-ouest de l’Italie, François a rencontré lundi matin l’Église vaudoise. Devant les représentants de cette dernière, le Souverain Pontife a demandé pardon au nom de l’Église catholique pour « les attitudes et les comportements non chrétiens, même non humains, que, dans l’Histoire, nous avons eu contre vous ». « Au nom du Seigneur Jésus Christ, pardonnez-nous ! » a clamé le Pape.

Ce dernier regrette que les « frères » « n’acceptent pas leurs différences et finissent par faire la guerre les uns contre les autres ». Il « ne peut que s’attrister face aux différends et les violences commises au nom de la propre foi ». Le Souverain Pontife demande « au Seigneur de nous donner la grâce de nous reconnaître tous pécheurs et de savoir nous pardonner les uns les autres », car il faut que « s’ouvrent de nouvelles routes pour vivre notre fraternité, ce à quoi nous ne pouvons pas nous soustraire » : ainsi le Pape a demandé pardon.

Mais ces « dernières années », le Saint-Père s’est réjoui de la « redécouverte de la fraternité qui unit ceux qui croient en Jésus Christ et qui ont été baptisé en son nom ». Cela « nous permet de cueillir le profond lien qui nous uni déjà, malgré nos différences, poursuit le Pape. Il s’agit d’une communion encore en chemin. » Et à François d’espérer qu’elle « puisse devenir pleine et visible, dans la vérité et la charité », grâce à « la prière, la conversion personnelle continuelle et communautaire et avec l’aide des théologiens ».

Le Pape s’est aussi dit « reconnaissant » envers le Seigneur en constatant que « les relations entre catholiques et les vaudois aujourd’hui sont toujours plus fondées sur le respect mutuel et la charité fraternelle ». Dans les faits, cela passe par exemple par la collaboration pour la publication en italien d’une traduction interconfessionnelle de la Bible, par les ententes pastorales pour la célébration du mariage et, plus récemment, par la rédaction d’un appel conjoint contre la violence faite aux femmes.

L’unité, selon le Souverain Pontife, ne signifie cependant pas « uniformité ». François reconnait à tous les « frères » une « même origine », bien qu’ils « ne soient pas identiques » : les communautés chrétiennes n’avaient pas toutes « le même style, ni la même organisation interne », explique-t-il. Parfois même, à l’intérieur de la même petite communauté y avait-il « divers charismes ». Également « l’annonce de l’Évangile pouvait être différent ». Mais nous « sommes appelés à continuer de cheminer ensemble », notamment dans l’évangélisation, « un cadre dans lequel s’ouvrent de vastes possibilités de collaboration », pour « aller ensemble à la rencontre des hommes et femmes d’aujourd’hui, qui semblent parfois tellement distraits et indifférents ».

Un autre domaine dans lequel les deux Églises peuvent travailler ensemble, selon François : « le service à l’humanité qui souffre, aux pauvres, aux malades, aux migrants », aux « derniers ».

L’Église vaudoise, ou Table vaudoise, est née au XIIème siècle, quatre siècles avant la Réforme de Luther. Après avoir été déclarée hérétique un siècle plus tard, elle a été victime de persécutions. Elle compte aujourd’hui 45’000 fidèles, dont 30’000 en Europe, surtout en Italie du nord.

http://www.news.va/fr/news/francois-demande-pardon-a-leglise-vaudoise

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