Les Filles de Marie Auxiliatrice (les FMA)

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Les groupes de la Famille Salésienne

dans notre Province AFO

1. FILLES DE MARIE AUXILIATRICE

(FMA)

1.1. Qui sont les FMA ?

L’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice a été fondé à Mornèse (Italie) par Saint Jean Bosco et Sainte Marie-Dominique Mazzarello, pour le service des enfants et des jeunes, particulièrement des milieux défavorisés.

Don Bosco a choisi un nom pour ces religieuses : « Filles de Marie Auxiliatrice », parce qu’il voulait qu’elles soient un monument vivant de sa reconnaissance à la Vierge Marie.

Les « Filles de Marie Auxiliatrice » sont aussi connues dans les pays francophones comme « Sœurs Salésiennes de Don Bosco » ; elles sont des femmes consacrées à Dieu, pour l’éducation chrétienne des jeunes, avec une attention particulière à la condition féminine.

1.2. Un peu d’histoire

Le choix de cette fondation en faveur des jeunes filles à Mornèse, répondait à des nécessités et à des appels précis: Don Bosco a été sollicité par différentes personnes ; il a vu l’état d’abandon et de pauvreté de beaucoup d’adolescentes ; il a été

en contact avec différents Instituts féminins ; sa profonde dévotion mariale ; l’encouragement du Pape Pie IX dans cette voie ; enfin, plusieurs « songes » et des faits extraordinaires que lui-même a racontés.

À la même époque à Mornèse, sur les collines du Montferrat (Italie), la jeune Marie-Dominique Mazzarello était l’âme d’un groupe de jeunes femmes qui se consacraient aux fillettes du village, dans le but de leur apprendre un métier, mais surtout de les orienter à la vie chrétienne.

À distance donc, deux signaux, sur la même longueur d’onde, envoyaient un message identique : les petites filles et les adolescentes devaient avoir elles aussi le même milieu éducatif que celui que Don Bosco avait fondé à Turin–Valdocco pour les garçons. Marie-Dominique Mazzarello a été la co-Fondatrice qui a donné vie, forme et développement à la nouvelle institution.

Le 5 août 1872 les jeunes femmes de ce premier groupe dirent leur «oui», comme la Vierge Marie, pour être « auxiliatrices » surtout parmi les jeunes et les enfants plus pauvres.

“Par un don de l’Esprit et grâce à l’intervention directe de Marie, Saint Jean Bosco a fondé notre Institut en réponse aux attentes profondes des jeunes, pour leur salut en Jésus Christ. Il lui a transmis un patrimoine spirituel inspiré de l’amour de Jésus Christ, le Bon Pasteur, et l’a marqué d’un puissant élan missionnaire” (Constitutions FMA, 1).

1.3. Que font-elles ?

« Éduquer en évangélisant et évangéliser en éduquant » c’est la synthèse de leur spiritualité et leur charisme au service des jeunes et des enfants plus pauvres en vue de leur épanouissement.

Sur les traces des fondateurs, Don Bosco et Marie-Dominique, le Christ appelle, consacre et envoie les FMA en mission éducative auprès de ceux et celles qui ont le moins de chance de réussir dans leur vie. Elles vivent cette vocation avec une spiritualité particulière : la spiritualité de la joie et de la proximité inspirées à l’image biblique de Jésus Bon Berger.

Les œuvres particulières des FMA sont la catéchèse, les écoles, les collèges, les lycées, les centres de jeunes, les internats, les foyers pour les filles en difficulté, la promotion féminine, et toutes les activités évangélisatrices, culturelles, sportives et récréatives qui favorisent l’éducation intégrale des jeunes afin qu’ils deviennent de bons chrétiens et honnêtes citoyens.

Ÿ L’engagement éducatif est donc le cœur de la mission salésienne féminine. Chaque Fille de Marie Auxiliatrice sait qu’elle donne sa vie pour Dieu et pour les jeunes, elle cherche à qualifier sa présence par des interventions toujours plus adaptées à la réalité contemporaine.

Ÿ Par l’école, de la maternelle aux Instituts supérieurs, les sœurs répondent aujourd’hui encore à l’exigence d’une éducation systématique, d’une formation critique et, en beaucoup de nations, elles permettent aux jeunes, appartenant surtout aux milieux populaires, d’acquérir des instruments pour accéder au monde de la culture.

Ÿ Les cours de préparation au travail, diversement conçus en Europe, en Afrique, en Amérique Latine ou encore en Asie, expriment l’attention toute salésienne au monde du travail et aux qualifications spécifiques dont les jeunes ont besoin pour s’insérer dans les circuits productifs de tout type de réalité sociale.

Ÿ L’oratorio et le Centre de Jeunes, est une intuition salésienne typiquement éducative qui permet l’épanouissement complet des jeunes. La promotion humaine est le premier objectif de cette activité. Les jeunes qui se retrouvent ensemble, avec leurs questionnements souvent profonds, sont toujours le grand défi de l’éducation.

Ÿ Œuvres pour filles, adolescentes, jeunes en situation difficile. Maisons d’enfants à caractère social, foyers, centres d’accueil, à travers un parcours qui a comme point de départ la situation concrète des destinataires, leur condition de précarité, d’abandon, et comme but l’accompagnement de la personne blessée vers la liberté et la maturité.

Ÿ L’éducation de la jeune femme est un choix prioritaire qui se dessine dans différents pays au moyen d’interventions toujours plus précises : depuis la promotion de coopératives féminines dans les missions, au sauvetage des jeunes filles qui dans les périphéries des grandes villes sont facilement victimes de la prostitution, à l’insertion dans le monde du travail, et jusqu’aux initiatives culturelles, au  soutien donné aux jeunes, pour qu’elles sachent lutter pour leur propre dignité et aussi en vue de l’élaboration d’une culture au féminin.

Ÿ Maisons de spiritualité pour les jeunes. Ces œuvres offrent aux jeunes générations la possibilité d’expérimenter la voie du silence et du contact prolongé et calme avec la nature et avec la Parole de Dieu qui donne vie.

Ÿ Missions ad gentes. Les Sœurs Salésiennes sont aussi présentes dans les pays de première évangélisation. La Religieuse qui désire être missionnaire présente une lettre écrite au conseil provincial et la Provinciale qui la présentera à la Supérieure Générale. Actuellement les demandes de fondation dans les Pays d’Asie, de l’Est Européen et en Afrique sont nombreuses. Notre désir est d’avoir assez de vocations pour répondre à toutes ces demandes.

1.4. La présence des FMA dans le Monde

Il y a actuellement dans l’Institut: 82 Provinces Religieuses réparties en 92 nations dans les cinq continents, avec un total de 1455 communautés locales.

En Afrique, les Filles de Marie Auxiliatrice sont au nombre de  480 et travaillent dans 22 pays reparties dans 85 communautés. Elles interviennent dans plusieurs secteurs :

  • Centres de promotion pour la femme
  • Ecoles professionnelles et de première alphabétisation
  • Visites aux villages
  • Centres d’assistance sanitaire et dispensaires
  • Centres d’artisanat rural
  • Maisons d’accueil pour jeunes filles en difficulté
  • Oratorios et Centres de jeunes

En Afrique Occidentale francophone, elles sont présentes dans quatre pays à savoir : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Togo.

L’Institut dispose d’un site web pour toutes autres informations : www.cgfmanet.org

1.5. Pour l’animation Vocationnelle :

Groupes de recherche et de discernement

Aux jeunes filles qui s’interrogent, les Sœurs Salésiennes de Don Bosco qui sont en Afrique de l’Ouest, offrent :

Accompagnement dans les groupes de recherche vocationnelle : «La joie » pour les enfants, « Maïn » pour les adolescentes et « Valponasca » pour les jeunes. Pour les jeunes

Ÿ plus assidues au groupe elles offrent la possibilité de passer des week-ends selon un programme établi;

Ÿ L’expérience dans une communauté pour réfléchir davantage et avec un itinéraire de formation et d’expérience pastorale (pré-aspirantat);

Ÿ Ensuite la jeune peut faire sa demande pour commencer son chemin de formation initiale (Période d’orientation, postulat, noviciat).

Quelques critères d’acceptation

À la jeune fille désireuse d’entrer dans l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice, est demandée :

Ÿ Un grand amour pour Jésus, sa Parole et l’Eucharistie;

Ÿ Bonne santé;

Ÿ Bon caractère et disponibilité (avec le désir de se travailler et de se laisser accompagner pour grandir à tous les niveaux : connaissance personnelle, don de soi, acceptation de son histoire, réconciliation, etc.);

Ÿ Ouverture pour vivre en communautés internationales et interethniques;

Ÿ Niveau terminale ou diplôme CAP;

Ÿ Esprit clair et droit, amour du travail;

Ÿ Vie chrétienne et vie morale exemplaire;

Ÿ Engagement apostolique (dans la vie de la Paroisse ou de la communauté…), c’est-à-dire esprit de service et qui soit une personne qui aime dédier sa vie à l’éducation intégrale des enfants et des jeunes.

1.6. Pour la collaboration fraternelle entre SDB et FMA

« En réponse à leurs demandes et selon nos possibilités, nous apportons aux Filles de Marie Auxiliatrice notre aide fraternelle et le service de notre ministère sacerdotal.

Nous collaborons avec elles pour approfondir la spiritualité et la pédagogie de Don Bosco et maintenir vivante la dimension mariale caractéristique du charisme salésien. » (Cf. Règlements SDB, 37).

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