Mot du soir - juillet copia
La manière salésienne de vivre au milieu des jeunes et de les éduquer trouve indubitablement son fondement dans la personne du Christ Bon Pasteur, expression et manifestation parfaite de la charité pastorale.
Notre méthode éducative se recevant de l’Esprit Saint et donc charismatique a encore besoin, de nos jours, en particulier en Afrique, de se faire tant connaître que comprendre afin de mieux favoriser son inculturation qui du reste constitue pour nous un défi toujours actuel!
En ce mois de juillet, nous vous proposons de façon progressive de refaire découvrir aux jeunes pendant la célébration de ce bicentenaire les fondamentaux de notre méthode pédagogique et sa nécessaire application dans le quotidien de leur vie.

Première semaine : La finalité du système préventif
Objectif : définir la finalité du système pédagogique salésien
Le système préventif est la façon particulière et propre à Don Bosco d’éduquer les enfants et les jeunes. Cette méthode éducative a une finalité unique qui la caractérise : faire de bons Chrétiens et d’honnêtes citoyens.

Voici ce qu’en dit don Bosco lui-même:
« Au cours de cet hiver (suite à la rencontre avec Garelli), je me limitai à quelques adultes qui avaient besoin d’une catéchèse spéciale, principalement ceux qui sortaient de prison. Cela me fit toucher du doigt que, si ces jeunes, une fois purgée leur peine, rencontraient une main bienveillante, quelqu’un qui s’intéresse à eux, leur tienne compagnie aux jours de loisir s’emploie à les placer chez un patron honnête, aille parfois leur rendre visite, en semaine ils en venaient à mener une vie honorable, oubliaient le passé, devenaient de bons chrétiens et d’honnêtes citoyens. »
Aussi pendant une rencontre politique Don Bosco explique la finalité de son action éducative:
« Le marquis Robert d’Azeglio, principal pro manifestations, nous y invita formellement. Malgré mon refus, il nous fournit tout ce qu’il fallait pour que nous poussions figurer honorablement. Un emplacement nous était préparé place Vittorio, à côté d’autres institutions de quelque nom, but et condition qu’elles soient. Que faire? M’y soustraire, c’était me déclarer ennemi de l’Italie; y consentir cela signifiait l’approbation de principes dont je prévoyais les funestes conséquences «Monsieur le marquis, répondis-je au surnommé d’Azeglio, ces jeunes gens, ma famille (en quelque sorte), qui se réunissent ici de toute la ville, ne sont pas une entité morale. Je ferais rire de moi si je prétendais faire mienne une institution qui n’existe que par la charité de mes concitoyens.
-Précisément. Il faut que la charité de vos concitoyens sache que cette œuvre naissante n’est pas contraire aux institutions modernes. Tout cela vous sera bénéfique : les offrandes augmenteront, la municipalité, moi-même, nous serons prodigues de nos largesses en votre faveur.
-Monsieur le marquis, j’ai pour règle constante de me tenir à l’écart de quoi que ce soit qui se rapporte à la politique. Jamais pour, jamais contre.
-Que voulez-vous faire ?
-Faire le peu de bien que je peux à des jeunes gens abandonnés, m’employant de toutes mes forces à ce qu’ils deviennent de bons chrétiens pour ce qui est de la religion, d’honnêtes citoyens pour ce qui est de la société civile. »

Pour avoir compris la finalité du système éducatif, quel est ton engagement pour la construction de ton Eglise et de ton pays ?

Deuxième semaine : La raison
Objectif : montrer la place de la raison dans le système préventif et dans le quotidien de la vie.
Dieu nous a fait don d’une faculté capitale qui nous permet de comprendre ce que l’on nous dit et de distinguer le bien d’avec le mal. Don bosco tenait à ce que non seulement l’adulte mais aussi l’adolescent et même l’enfant, comprennent les raisons des ordres qui leur sont signifiés. La raison est le premier élément du trinôme du système préventif. Aux directeurs Don Bosco conseillait : « quand tu viens à découvrir un grave manquement, fait appeler chez toi le coupable ou supposé tel et, de la manière la plus charitable tâche de lui faire reconnaître sa faute et le tort qu’il eut de la commettre ».

Voici une brève histoire qui nous permet de comprendre l’importance de la raison dans le discernement afin de donner des réponses justes et belles.
« Sur un sentier raide et pierreux, j’ai rencontré une petite fille qui portait sur son dos son jeune frère.
« Mon enfant », lui ai-je dit, « tu portes un lourd fardeau ».
Elle me regarde et dit : « Ce n’est pas un fardeau, monsieur, c’est mon frère ». Je restais interdit. Le mot de cette enfant courageuse s’est gravé dans mon cœur. Et quand la peine des hommes m’accable et que tout le courage me quitte, le mot de l’enfant me rappelle : « Ce n’est pas un fardeau que je porte, c’est mon frère… »

Ce qui de façon fondamentale nous diffère des autres êtres vivants et en particulier les animaux, c’est notre capacité de réflexion. Nous pouvons en user pour le bien comme pour le mal. Comme cet homme il peut arriver dans les moments difficiles de penser qu’un être vivant soit un ‘fardeau’ (c’est ne pas user de sa raison). Mais lorsque nous en usons pour le bien, nous sommes capables de construire le monde et de rendre les autres heureux autour de nous. Pendant cette semaine prends conscience de l’importance de la raison dans ta vie et en même temps de ses limites face à la foi.

Troisième semaine : La religion
Objectif : Montrer le rôle nécessaire de la religion dans le Système préventif par l’affirmation de l’existence d’une transcendance.
Après avoir compris le premier élément de la méthode éducative de Don Bosco, cette semaine nous abordons le second pilier qu’est la religion. En effet bien qu’aujourd’hui beaucoup affirment l’inexistence de Dieu à cause des malheurs et des maux qui détruisent le monde. Les questions profondes du « pourquoi » et du « comment » le monde a-t-il été fait demeurent et ne trouvent réponses que dans la religion ; c’est pour cela que Don Bosco, en homme religieux place au centre de son Système la religion, afin que vous y découvriez un sens à votre vie. Voici une histoire qui montre comment un homme de l’athéisme parvient à l’affirmation de l’existence de Dieu.

Dieu existe !!!
« Un homme entra dans un salon de coiffure pour se faire couper les cheveux et tailler sa barbe comme il le faisait régulièrement. Il entama la conversation avec le barbier. Ils discutèrent de sujets nombreux et variés. Soudain, ils abordèrent le sujet de Dieu. Le barbier dit :
” Écoute, je ne crois pas que Dieu existe comme tu le dis. ”
” Pourquoi dis-tu cela ? ” répondit le client.
” Bien, c’est facile, tu n’as qu’à sortir dans la rue pour comprendre que Dieu n’existe pas. Dis-moi, si Dieu existait, y aurait-il tant de gens malades? Y aurait-il tant d’enfants abandonnés?
Si Dieu existait, il n’y aurait pas de souffrance ni de peine. Je ne peux penser à un Dieu qui permet toutes ces choses. Le client s’arrêta un moment pour penser mais il ne voulut pas répondre pour éviter toute confrontation. Le barbier termina son travail et le client sortit du salon. Tout de suite après sa sortie, il vit un homme dans la rue avec de longs cheveux et une barbe (il semblait bien qu’il avait été longtemps sans s’être occupé de lui-même car il avait l’air vraiment négligé). Le client retourna donc dans le salon et dit au barbier:
” Tu sais quoi? Les barbiers n’existent pas. ”
” Comment ça, les barbiers n’existent pas ? ” demanda le barbier. ” Ne suis-je pas ici et ne suis-je pas un barbier moi-même ? ”
” Non ! ” s’écria le client. Ils n’existent pas parce que s’ils existaient, il n’y aurait pas de gens avec de longs cheveux et la barbe longue comme cet homme qui marche dans la rue. ”
“Ah, les barbiers existent. Ce qui arrive, c’est que les gens ne viennent pas à moi.”
” Exactement ! ” affirma le client. ” Tu l’as dit : ” Dieu existe. Ce qui arrive c’est que les gens ne vont pas vers LUI et ne LE cherche pas, c’est pourquoi il y a tant de souffrance dans le monde. ”
Les souffrances qui peuvent vous arriver ne sont pas des éléments pour affirmer la non existence de Dieu. Au contraire, elles devraient nous permettre malgré les douleurs ressenties de croire à l’existence d’un Dieu capable de nous guérir et de nous relever de nos maux. As-tu la crainte de Dieu. Admets-tu qu’il est une transcendance. Comment vis-tu ta relation avec Dieu ?

Quatrième semaine : L’amorevolezza.
Objectif : Définir l’amorevolezza et montrer en quoi elle consiste.
Nous abordons cette semaine le troisième et dernier élément du trinôme du système préventif: l’amorevolezza. C’est un vocable italien qui en français signifie la bonté affectueuse. Avec insistance, don Bosco fait appel au cœur de l’éducateur et de l’éduqué dans le processus éducatif. Pour Don Bosco, vous et nous devions faire une vraie expérience d’amour, d’affection, de confiance et de familiarité. Dans la lettre de 1884 il recommande fortement aux salésiens « que les jeunes ne soient pas seulement aimés, mais qu’ils se sentent et se sachent aimés ».
Voici une histoire qui montre combien les salésiens vous aiment sans conditions. Ils vous acceptent selon ce que vous êtes.

Conte
« Un jour, un soldat revient de la guerre du Vietnam. Depuis San
Francisco, il appelle ses parents au téléphone.
– « Papa, maman, me voici de retour! Mais j’ai une faveur à vous demander : je ramène un ami avec moi et j’aimerais bien qu’il vive avec nous … »
– « Pas de problème, fiston, nous avons hâte de faire sa connaissance ».
– « Mais voici : vous devez savoir que c’est un blessé de guerre; il a marché sur une mine et il a perdu un bras et une jambe… Il ne sait pas où aller et je voudrais qu’il vienne vivre avec moi».
– « C’est une bien triste histoire, fiston, nous pourrons sans doute trouver un endroit où il pourra demeurer ».
– « Non, papa, maman, je veux qu’il vienne vivre avec nous ! »
– «Fiston, tu ne sais pas ce que tu demandes ! Une personne si handicapée physiquement va devenir un poids trop lourd pour nous. Nous avons nos propres vies à vivre et nous ne pouvons pas permettre que quelqu’un vienne les perturber ! Je pense que tu devrais venir à la maison et oublier cette personne. Ton ami trouvera bien le moyen de s’en tirer … »
Mais il n’a pu achever, le fils avait déjà raccroché. Et les parents n’entendirent plus parler de lui … Quelque temps plus tard, ils reçurent un appel de la Police de San Francisco. Leur fils était mort en tombant d’un édifice, c’est du moins ce qu’on leur disait officiellement, car au fond, la police croyait à un suicide. Les parents volèrent à San Francisco pour se rendre à la morgue identifiés le cadavre. Oui, c’était leur fils, mais ils découvraient en même temps, avec horreur, qu’il n’avait qu’un bras et une jambe! »

Le suicide du soldat ne serait pas advenu si l’amour des parents pour l’inconnu était inconditionné. Te sens-tu accueillir tel que tu es par les salésiens ?

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