Mots de Jour - Mai

Le thème qui va retenir notre attention durant ce mois est la dévotion à la Très Sainte Vierge Marie. C’est une heureuse coïncidence pour nous que ce soit de ce thème qu’il s’agisse puisque dans l’Eglise et plus particulièrement dans la tradition salésienne le mois de mai est spécialement consacré à la Vierge Marie. S’inspirant toujours de Don Bosco, voilà très rapidement les quatre(04) points dont nos mots feront l’objet au cours de ce mois de Marie : le chapelet, la dévotion à Marie Auxiliatrice, la dévotion à Marie Immaculée et le songe de la Pergola et les roses de Don Bosco.

Première semaine : Le chapelet
Objectif : Aider les jeunes à aimer la prière du chapelet à lui donner une place.

L’expression la plus répandue, expression simple mais très méditative de la dévotion à Marie, est le chapelet. C’est une dévotion qui n’a cessé de faire tant de miracles depuis des siècles et figurez-vous, il n’y a pas encore eu de témoignage à elle adressé qui ne soit émouvant.
Dans la vie de Don Bosco, on constate qu’il recommande constamment à ses fils la prière du chapelet. Pour lui, le chapelet est une arme pour lutter contre le démon. Et tout-petit il en savait la valeur et la faisait connaître. Il nous dit qu’avant d’offrir à ses spectateurs ses formidables acrobaties, il leurs faisait d’abord réciter le chapelet.
Mais aujourd’hui nous éprouvons de la honte à montrer au monde notre attachement à cette prière. Parfois, nous nous laissons influencer par les considérations scientifiques, philosophiques…

Une anecdote…
Un vieil homme, à l’air d’un paysan était en train d’égrener son chapelet dans un train. Arrivé à la première gare, l’appareil s’arrêta pour prendre d’autres passagers. Un jeune universitaire à l’air très hautain vint s’asseoir à côté du vieillard qui continua sans se laisser perturber sa méditation.
-Vous croyez encore en ces vieilleries ? demanda l’étudiant au vieil homme.
-Bien sûr ! Cher ami. Et toi, tu n’y crois pas ?
-Moi ? Et il éclata lourdement de rire.
Puis d’un air insolent, il reprit.
-J’aurais un conseil pour vous. Jetez cette chose par la fenêtre et mettez-vous plutôt au courant des nouvelles scientifiques. Tiens ! Donnez-moi votre adresse, je me chargerai de vous envoyer quelques ouvrages scientifiques qui éclaireraient votre intelligence !
Le vieillard tira de sa poche sa carte de visite et la passa à notre ami. En jetant un regard sur la carte, l’étudiant baissa la tête, il devint silencieux et fut pris de honte.
Sur la carte il était écrit : « Louis pasteur, Directeur de l’Institut de Recherche Scientifique, Paris »
Au prochain arrêt, la tête lourde notre ami descendit rapidement.
Louis, continua paisiblement son chapelet.

Et toi, quelle place le chapelet occupe-t-il dans ta vie ?

Deuxième semaine : Marie Immaculée
Objectif : Susciter chez les jeunes la dévotion à Marie Immaculée.

Encore une autre forme de dévotion à Marie : La Vierge Immaculée. C’est une dévotion à laquelle Don Bosco avait une grande estime. Il la recommandait à ses garçons pour les inciter à une bonne conduite. Cette dévotion s’est vite développée à l’oratoire non seulement parce que l’oratoire vit le jour un 8 décembre, jour de la fête de l’immaculée conception, mais aussi et surtout grâce à l’élan apostolique d’un tout petit garçon de l’oratoire, Dominique Savio.

Nous connaissons bien l’histoire :

Le 8 décembre 1854, Pie IX proclame le dogme de l’Immaculée conception de Marie. A l’oratoire, l’évènement fut allègrement célébré. Dominique fut profondément marqué et décida de l’immortaliser. Vite, il réunit quelques-uns de ses compagnons et fonda avec eux la « compagnie de l’Immaculée Conception ». Il composa un règlement avec ceux-ci et le 8 juin 1856 il le lut avec eux devant l’autel de la vierge :
« Nous, Dominique Savio, etc. (suivent les noms des autres compagnons), pour nous assurer durant la vie et à la mort la protection de la bienheureuse Vierge Immaculée et pour nous consacrer entièrement à son saint service, en ce huitième jour de juin, après avoir tous reçu les sacrements de pénitence et d’eucharistie, résolus à professer envers notre Mère une filiale et persévérante dévotion, devant son autel et avec le consentement de notre directeur spirituel, protestons vouloir imiter, dans la mesure de nos forces, Louis Comollo. En conséquence, nous prenons l’engagement :
• D’observer rigoureusement le règlement de la maison.
• D’édifier nos condisciples en les avertissant charitablement et en les stimulant au bien par nos paroles, mais beaucoup plus par notre bon exemple.
• D’employer parfaitement notre temps… »
Cette compagnie dura au moins cent ans et servit pendant longtemps à Don Bosco de pépinière de vocation salésienne. C’est de ce groupe que fut sortit, le premier successeur de Don Bosco, le Bienheureux Michel Rua.

Tu trouves en toi un grand désir de sainteté, alors confie-toi à Marie Immaculée.

Troisième semaine : Marie Auxiliatrice
Objectif : faire grandir chez nos destinataires l’Amour à Marie Auxiliatrice et montrer sa véritable et maternelle intercession pour tous les enfants de Don Bosco

La semaine passée nous avons parlé de la dévotion à Marie Immaculée. Aujourd’hui, nous évoluons avec la dévotion à Marie Auxiliatrice. Mais Attention ! Pas de quiproquos. Nous ne faisons pas référence à des personnes différentes. Il s’agit toujours de la même Marie, mais qui est encore honorée sous un autre vocable. Nous profitons immédiatement pour ajouter qu’il existe dans l’Eglise, plusieurs titres sous lesquels la Vierge est honorée, et à chaque titre, correspond une fonction bien déterminée. Chez Don Bosco on y trouve de façon particulière une préférence pour les titres d’Auxiliatrice et d’Immaculée.

Parmi les grands saints de l’Eglise, Don Bosco est celui en qui on reconnait une dévotion aussi admirable à Marie Auxiliatrice. En effet, si sa vie a été parsemée de tant de merveilles et de prodiges, c’est parce qu’il avait une confiance intrépide en Marie Auxiliatrice.
Savez-vous comment Don Bosco est arrivé bien qu’étant pauvre à construire une basilique ? C’est l’un des miracles les plus répandus sur lui au sujet cette dévotion.

Un sénateur, banquier et bienfaiteur de Don Bosco était gravement malade. Don Bosco va le voir
-Encore quelques minutes et ce sera terminé ! déclara le malade à Don Bosco.
-Non sénateur ! Vous devez m’aider à construire l’église !
-Il n’y a plus d’espoir, soupire le vieillard.
Alors Don Bosco convaincu des miracles de la madone lui répéta avec un ton semblant.
-Que feriez-vous si Marie Auxiliatrice obtenait pour vous la grâce de la guérison ?
Le sénateur sourit, rassemble ses forces et dit :
-Deux milles lires, Don Bosco. Si je guéris, je paie deux milles lires pendant six mois pour la construction de l’église.
Et trois jours après, le sénateur se présente.
-Me voici, dit-il à Don Bosco. Marie Auxiliatrice m’a guéri. Je suis venu payer la première tranche de ma dette.

A qui lui demande, l’Auxiliatrice n’a jamais refusé sa maternelle intercession. Nous sommes donc tous invités à inscrire cette forme de dévotion dans notre liste favorite.
La fête de Marie Auxiliatrice est célébrée le 24 mai. Que chacun d’entre nous s’engage à faire ce jour un geste, ne serait-ce qu’un chapelet, en l’honneur de la Vierge.

Quatrième semaine : La pergola de roses
Objectif : raconter le rêve de la pergola des roses en montrant la place de Marie dans nos moments douloureux.

Chers amis, il serait intéressant de clôturer les réflexions au sujet de la Vierge en partageant encore avec vous une autre forme de dévotion envers sa personne. Mais, nous avons trouvé plus juste d’attirer votre attention sur une pensée qui semble beaucoup plus pertinente. Nous avons parlé de la Vierge Marie jusqu’ici comme notre protectrice n°1, et c’est exact. Mais nous devons savoir que la Vierge ne nous épargne pas les souffrances, elle nous promet au contraire son soutien dans la souffrance et au bout de celle-ci, elle nous garantie le bonheur.
Don Bosco était un grand dévot de la Vierge, nous l’avons vu, mais il avait toujours en conscience cet autre aspect que nous venons de révéler. Et comme cela lui paraissait important de le faire savoir aussi à ses fils, un jour, il leur raconta ce songe :

Cette nuit-là, j’avais aperçu la Très Sainte Vierge qui m’invita à porter mes pas sous un long berceau de roses: Ces roses, non seulement descendaient en festons le long des pilastres, se suspendaient en bouquets aux arceaux, mais encore jonchaient le sol à profusion, exhalant un parfum inexprimable;
Pour les écraser le moins possible, je retirai mes chaussures, mais au premier pas, je m’aperçus que ces fleurs merveilleuses cachaient de redoutables épines. Je retournai donc me rechausser et reprit mon chemin, suivi maintenant d’un groupe de compagnons. La beauté des fleurs et leur enivrante senteur séduisaient la troupe et l’entraînaient; mais ces roses mettaient en sang les jambes, les mains et les visages. Des spectateurs placés des deux côtés de la tonnelle, murmuraient: Oh! Don Bosco qui marche sur un tapis de roses! L’heureux homme!».
Les prêtres et les jeunes clercs, qui, à ma suite avaient enfilé la route dans un enthousiasme joyeux, capitulaient dès les premiers pas. « On nous a trompés » gémissaient-ils, et ils rebroussaient chemin. Devant cette trahison, Je me mis à pleurer : « Est-ce possible, murmurai-je, que je doive arriver seul au but !»
A ce moment s’avança une troupe de prêtres, de clercs et de laïcs qui, d’un air décidé, me dit : « Prends-nous ; nous sommes disposés à te suivre partout ». Je me mis alors à leur tête, et presque tous mes nouveaux compagnons atteignirent avec moi la sortie de la tonnelle. Mais dans quel état! Epuisés, amaigris, tout ensanglantés! A cette minute, un vent léger se leva, cicatrisa nos plaies et rétablit nos forces. Une brise souffla ensuite et, comme par enchantement, je me trouvai au milieu d’une multitude de jeunes gens que ces prêtres, ces clercs et ces laïcs amusaient, guidaient et éduquaient.

Dans toutes nos activités, nous devons nous rappeler que la réussite est au bout de l’effort.

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