Mots de Jour - Mars Web

Tout au long de ce mois de Mars, nous allons aborder le thème de la spiritualité salésienne des jeunes dans ses différents aspects. La spiritualité salésienne des jeunes est la façon dont les salésiens aident les jeunes à vivre leur quotidien afin de demeurer profondément enracinés dans le Christ et rester authentiquement jeunes de leur temps. C’est l’esprit dans lequel le jeune doit grandir. Cette spiritualité comprend cinq éléments qui feront l’objet des mots du soir qui vont suivre.

Première semaine : La spiritualité du Quotidien
Objectif : faire comprendre aux jeunes ce qu’est la spiritualité du quotidien
La spiritualité du quotidien est le premier aspect de la spiritualité salésienne des jeunes. Le jeune est au centre de son quotidien. La spiritualité du quotidien est la façon dont le jeune parvient à vivre son quotidien afin de demeurer dans les bonnes grâces de Dieu.

Suivons cette histoire : « Un charretier conduisait une charrette, lorsque celle-ci tomba dans un grand trou sans pouvoir continuer la route. Malgré qu’il doive faire quelque chose pour pouvoir s’en sortir, le charretier resta inactif et commença à prier Dieu.
Après quelques heures de prière, Dieu se dit : « il faut que je fasse quelque chose », et il descendit pour dire au charretier : « prends les roues et chicotte l’âne si vraiment tu veux t’en sortir. Ne prie pas Dieu si tu restes les bras croisés ; essaye de faire quelque chose toi-même, sinon tu pries en vain ».

Le quotidien est un lieu où le jeune reconnaît la présence active de Dieu et vit sa réalisation personnelle. Il y a donc une synthèse que vous devez faire dans la vie de tous les jours : la synthèse entre la foi et la vie. Dieu n’aime pas les gens qui passent leur temps dans l’Église à prier sans travailler. Il n’aime pas non plus celui qui travaille sans référence à Lui. C’est Dieu qui bénit notre travail. Comment vis tu ton quotidien? Arrives-tu à faire une synthèse entre la foi et le travail ?

Deuxième semaine : Spiritualité de la joie et de l’optimisme
Objectif : montrer aux destinataires le sens de la joie et de l’optimisme dans la spiritualité salésienne
Comme premier point de la spiritualité salésienne des jeunes, je vous ai parlé de la spiritualité du quotidien que nous devons à une synthèse entre notre foi et notre vie. Aujourd’hui je vous parle de la spiritualité de la joie et de l’optimisme.

Il était une fois…
« C’était l’histoire d’un tailleur de pierre. Tous les jours il était en train de se plaindre de son sort, en reniant ce qu’il était et ce qu’il faisait. Il se disait qu’il était une personne malheureuse, car Dieu ne lui avait pas donné les qualités et les conditions de vie des autres personnes qu’il connaissait. Il se disait : « si j’avais de l’argent, j’aurais … » et il rêvait ; « si j’étais un homme beau, je serais… » et il rêvait ; « si j’avais certaines qualités, je pourrais faire… » et il rêvait ; « si j’avais de la réputation, je deviendrais….. » et il rêvait, et rêvait, et rêvait … et une nuit, quand à peine il venait de s’endormir une grande lumière remplît la chambre et une grande image apparût :
– « C’est toi le tailleur de pierre ? »
– « Oui, c’est moi, ton humble serviteur », répondit-il.
– « J’ai entendu tes pensées » dit l’image, « de quoi te plains-tu ? »
– « Seigneur, de ma mauvaise chance et de mon sort. Je ne suis pas heureux, je n’ai pas d’argent, il me manque de qualités pour pouvoir bien réussir dans la vie, je ne suis pas une personne renommée, je ne vaux rien, tandis que ceux qui m’entourent, ils sont heureux et ils ont tout »
– « Et qu’est-ce que tu voudrais devenir, dis-moi ? »
– « Un grand roi » répondît le tailleur de pierre. « Eux, ils vivent bien et ils ont tout ce qu’ils veulent »
– « D’accord » répondît l’image. « Je suis le dieu de l’ambition et je t’accorderai ce que tu demandes ; demain tu seras un roi, avec ton palais et tes domestiques, avec de belles servantes et avec toutes les richesses que tu puisses imaginer » Et ainsi fût. Le lendemain, le tailleur de pierre devint un roi bien renommé avec toutes les richesses à imaginer. A midi, le roi sortit du palais pour se promener par le jardin. En regardant le soleil, qui brillait de toute sa force, le nouveau roi pensa :
– « Comme il est gênant, le soleil ; il me brûle et je ne peux rien faire. O si je pouvais être comme lui ! » Soudain, une voix s’entendît.
– « Etant donné que c’est ton désir …. Convertis-toi en soleil ! » Et c’est ainsi, que le roi, l’ancien tailleur de pierre, se convertît en soleil. Il vaguait par le ciel en le dominant avec sa lumière étincelante … Mais un soir, un dense et épais nuage se croisa sur sa route, en empêchant le rayon du soleil d’arriver à la terre. Cela énerva énormément l’ancien tailleur de pierre et il pensa : « Comment c’est possible qu’un petit nuage puisse oser se mettre sur ma route ? Oh, si je pouvais être un nuage… » et ainsi fût. Tout à coup le soleil, l’ancien tailleur de pierre, se convertît dans un gros et noir nuage, lequel avec un grand coup de tonnerre se déchargea sous forme d’une grosse pluie torrentielle, en tombant avec une énorme violence sur la terre et en s’écrasant sur les roches. L’ancien tailleur de pierre eût si peur en s’écrasant sur les roches qu’il voulût devenir une roche… et à l’instant même il devint une grande roche.
Cela était une autre chose très différente. Maintenant, il se sentait dur et fort ; il pouvait résister à la pluie, au vent, au soleil… mais soudain il sentit une douleur très forte et vit un homme qui avec sa pioche était en train de tailler les pierres. Un cri surgit de sa gorge :
Je veux devenir tailleur de pierre ! ! ! ! » … et en ouvrant les yeux, il vit que tout avait été un songe. Dès ce jour-là, le tailleur de pierre ne se plaignit jamais de son sort ni de ce qu’il était.

Le quotidien est à vivre dans la joie et l’optimisme. Nous devons être fiers de ce que nous sommes et de ce que nous faisons et rendre grâce au Seigneur afin qu’il bénisse notre œuvre et la rende toujours féconde. On ne doit pas se plaindre sur notre sort. Don Bosco est le saint de la joie de vivre. Il recommandait à ses enfants de demeurer toujours dans la joie. Car pour lui la sainteté consiste à être toujours joyeux. Cette joie est une attitude du cœur et de reconnaissance de la présence de Dieu dans notre vie. Une joie qui n’exclut pas la croix. Don Bosco nous apprend à accueillir la croix à la suite du Christ.

Troisième semaine : La spiritualité de l’amitié avec le Christ
Objectif : susciter chez les jeunes l’amitié avec le Seigneur et sa place dans la spiritualité salésienne
Cher amis, notre quotidien est animé par le Christ de Pâques qui nous donne espérance et sens à notre vie.

Suivez cette histoire : « un homme au soir de sa vie, demande au Seigneur de l’aider à revoir le film de sa vie. Dieu lui montre une plage sur laquelle, l’homme trouve au début des empreintes des pas de deux personnes qui marchaient côte à côte. Mais à certains lieux, l’homme constata qu’il y avait seulement l’empreinte d’une seule personne. Alors l’homme dit à Dieu : « j’ai imaginé que tous ces pas représentaient tous les jours de ma vie. Là où il y avait l’empreinte de deux personnes côte à côte. Tu marchais avec moi. Mais je remarquai qu’en certains endroits, au lieu de deux empreintes, il n’y en avait qu’une. Les traces à l’empreinte unique correspondaient aux jours les plus sombres de mon existence, jours d’épreuve, jours intenables. »
L’homme fit ce reproche au Seigneur: « Tu nous avais promis d’être avec nous tous les jours. Pourquoi m’avoir laissé seul aux pires moments de ma vie? »
Mais le Seigneur a répondu: «Les jours où tu ne vois qu’une trace sur le sable, ce sont les jours où je t’ai porté » !
Le Seigneur demeure présent dans notre vie et il suffit que nous fassions un peu attention à Lui pour reconnaître ses actions. L’amitié avec le Seigneur nous aide à être unis à Dieu. Ce qui nous permet de traverser nos moments de difficultés dans la joie car confiants que le Seigneur nous soutient. L’union à Dieu passe par notre fréquentation du sacrement de réconciliation, par la communion fréquente et par la dévotion à notre très chère maman la Vierge Auxiliatrice. Chacun doit commencer par répertorier dans une journée tout ce que le Seigneur fait dans sa vie et vous verrez qu’il n’y a pas une seule de nos actions bonnes qui ne soit inspirée de Dieu.

Quatrième semaine : La spiritualité du service responsable
Objectif : montrer aux jeunes l’importance de la responsabilité au cœur de la spiritualité salésienne
Nous abordons le quatrième point de la spiritualité des jeunes. Comme rappel nous avons parlé de la spiritualité du quotidien, de la spiritualité de la joie et de l’optimisme, la spiritualité de l’union avec le Christ. Aujourd’hui nous abordons la spiritualité du service responsable.

Je vous raconte une histoire : « Le patron d’une grande ferme avait besoin d’un assistant qui s’occupe de l’étable et du grenier. Comme le voulait la tradition, le jour de la fête du village, il commença à le chercher. Surgit un gaillard entre 16 – 17 ans qui tournoyait entre les étalages. C’était un type grand et mince, qui ne semblait pas très fort.
– Comment t’appelles-tu jeune homme ?
– Alfred, monsieur.
– Je suis en train de chercher quelqu’un qui veuille travailler dans ma ferme. T’y connais-tu dans les travaux agricoles.
– Oui, monsieur. Je sais dormir dans une nuit pleine de vent.
– Quoi ? demanda le paysan surpris.
– Moi, je sais dormir dans une nuit avec beaucoup de vent.
Le paysan secoua la tête et s’en alla. Tard l’après-midi, il rencontra à nouveau Alfred et lui refit la proposition. La réponse d’Alfred fut la même : Moi, je sais dormir dans une nuit avec beaucoup de vent ! Le fermier avait besoin d’un assistant et non d’un jeune homme qui se vantait de dormir dans une nuit avec beaucoup de vent. Il essaya encore de chercher, mais il ne trouva personne qui voulut travailler dans sa ferme. Ainsi fut-il contraint d’engager Alfred qui lui répéta : Soyez tranquille, patron, je sais dormir dans une nuit avec beaucoup de vent.
– D’accord nous verrons ce que tu sais faire.
Alfred travailla dans la ferme pendant plusieurs semaines. Le patron était fort occupé et ne faisait pas beaucoup attention à ce que faisait le jeune homme.
Puis une nuit il fut réveillé par le vent. Le vent soufflait entre les arbres, soufflait dans les cheminées, secouait les fenêtres. Le paysan sauta de son lit. La tempête aurait pu ouvrir grandement les battants de l’étable, épouvanter les chevaux et les vaches, éparpiller le foin et la paille, combiner toutes sortes de dégâts. Il courut frapper à la porte d’Alfred, mais il n’eut pas de réponse. Il frappa plus fort.
– Alfred, lève-toi ! Viens me donner un coup de main, avant que le vent ne détruise tout !
Mais Alfred continuait à dormir. Le paysan n’avait pas de temps à perdre. Il grimpa les escaliers, traversa en courant la cour et arriva à la ferme. Et il eut une belle surprise : Les portes des étables étaient solidement fermées et les fenêtres étaient bloquées. Le foin et la paille étaient couverts et liés de façon à ne pas pouvoir être soufflés. Les chevaux étaient en lieu sûr, et les porcs et les poules étaient calmes. A l’extérieur le vent soufflait avec violence. Dans la ferme, les animaux étaient calmes et tout était en sûreté.
A l’improviste le paysan lança un gros éclat de rire. Il avait compris ce qu’Alfred voulait dire quand il affirmait qu’il savait dormir dans une nuit avec beaucoup de vent. »

Le jeune homme faisait bien son travail chaque jour. Il veillait à ce que tout fût à sa place. Il fermait soigneusement les portes et les fenêtres et veillait soigneusement sur les bêtes. Il se préparait à la tempête chaque jour. Pour cela il ne la craignait plus. En tant que jeune de la spiritualité salésienne cette vertu de la responsabilité est à prendre sérieusement en compte. Jeunes, nous sommes appelés à construire notre pays et ceci nous demande de travailler dur avec responsabilité et avec amour. C’est pourquoi Don Bosco disait que dans nos maisons nous formons d’honnêtes citoyens et de bons chrétiens. N’oublions pas ceci, ce n’est qu’à celui qui assure bien les petites responsabilités qu’on peut en confier de grandes. Comment accomplis-tu tes responsabilités ?

Cinquième semaine : La spiritualité de la communion ecclésiale
Objectif : expliquer aux jeunes ce en quoi consiste la communion ecclésiale
Le cinquième et dernier point de la spiritualité salésienne des jeunes est celle de la communion ecclésiale. Elle met en exergue comment nous devons mettre nos talents au service de l’Église et des personnes démunies afin de créer un monde plus juste. Agir seul n’est pas mauvais, mais mettre ensemble nos qualités est une grande force pour bâtir un monde nouveau.

Ecoutez ceci : « Il était une fois…il y a très longtemps de cela, dans un petit village nordique, dans un atelier de charpentier. Un jour que le Maître était absent, les outils se réunirent en grand conseil sur l’établi. Il s’agissait d’exclure de la communauté des outils, un certain nombre de ses membres.
Un premier outil prit la parole : ” Il nous faut, dit-il, exclure notre sœur la scie, car elle mord et elle grince des dents. Elle a le caractère le plus grincheux du monde”.
Un autre dit : ” Nous ne pouvons conserver parmi nous notre frère rabot qui a le caractère tranchant et épluche tout ce qu’il touche”.
” Quant au frère marteau, dit un autre, je lui trouve le caractère assommant. Il est tapageur. Il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le…”
” Et les clous ? Peut-on vivre avec les gens qui ont le caractère aussi pointu ? Qu’ils s’en aillent ! Et que la lime et la râpe s’en aillent aussi ! A vivre avec elles, ce n’est que frottement perpétuel ! Et qu’on chasse le papier de verre dont il semble que la raison d’être dans cet atelier soit de toujours froisser ! ”
Vous voyez d’ici la pagaille. Tout le monde parlait à la fois. Et, à la fin, tout le monde se trouvait exclu.
Le tintamarre prit fin subitement par l’entrée du charpentier dans l’atelier. On se tut quand on le vit s’approcher de l’établi. Il saisit une planche et la scia avec la scie qui grince. La rabota avec le frère rabot qui épluche tout ce qu’il touche. Notre sœur la râpe au langage rude et le frère papier de verre qui froisse, entrèrent successivement en action. Le charpentier prit alors nos frères les clous au caractère pointu et le marteau qui fait du tapage. Il se servit de tous ces outils de méchant caractère pour fabriquer un beau berceau… »
Cette histoire relève la richesse des différents charismes et dons que chacun a reçus de la part du Seigneur. Notre spiritualité nous invite à mettre aussi ses dons et charismes au service de l’Église à travers notre engagement franc dans les groupes ecclésiaux. Vous devez donc avoir le sens de la collaboration et de la coresponsabilité. Cet esprit de communion est un signe efficace de l’Eglise-famille qu’on veut bâtir ensemble, pour servir éternellement ceux qui sont dans le besoin. Ainsi vous devez être fortement sensibles au caractère mondial de l’engagement apostolique tel le volontariat.

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