Eclatez en cri de joie, car c’est Noel

 

Nous célébrons en ce jour la Solennité de Noël, la Nativité de Jésus le Nazaréen, l’Incarnation du Verbe de Dieu fait chair, de l’Emmanuel, le Dieu-avec-nous dans notre Histoire. Noël est pour nous la fête de l’Espérance accomplie pour une humanité renouvelée et en voie de renouvellement constant. Grande devrait être notre Joie. Celui qui est dans la vraie joie, est en paix avec lui-même et avec les autres. Pour être dans cette paix nous devons vivre dans la vérité et être juste tel que l’annonce l’Evangile.

 

A Noël, nous célébrons la joie de l’Espérance accomplie …

 

La naissance d’un enfant dans une famille est pour tous une source de joie. La joie de voir la fin d’un temps de douloureux enfantement pour la maman, la joie de la procréation pour le papa, la joie de voir augmenter le nombre de la famille, la joie d’avoir réussi l’accouchement chez la sage femme accoucheuse. Seuls les ennemis de la famille ne partage pas la joie de la nouvelle naissance. Célébrons notre joie de compter parmi nous Jésus, lui le Fils de Dieu, il est devenu notre Emmanuel, « notre Dieu-avec-nous ». Est-ce que Jésus est sincèrement la source de ma joie ou attends-je une autre source de joie ? Jésus est né dans notre famille humaine. Est-ce que je reconnais la présence perpétuelle de Jésus Christ dans l’histoire de notre humanité et dans mon histoire personnelle ? Si nous voulons vivre dans la joie profonde et durable qui libère, guérit et sauve, ramenons le Christ dans notre vie. Sainte Thérèse de Lisieux dira dans sa poésie N°45 :

 

« Lorsque le Ciel bleu devient sombre
Et qu’il semble me délaisser,
Ma joie, c’est de rester dans l’ombre
De me cacher, de m’abaisser.
Ma joie, c’est la Volonté Sainte
De Jésus mon unique amour
Ainsi je vis sans nulle crainte
J’aime autant la nuit que le jour. »

 

La joie de Noël conduit à la responsabilité, signe de notre maturité.

 

« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, nous avons vu sa gloire … » (Jn 1,14). La gloire du Verbe fait chair est l’engagement responsable de son Père dans sa vie et dans l’humanité qu’il lui a confié. «Moi, je serai pour lui un Père, et lui sera pour moi un fils » (He 1,5). Dieu est fier d’engendrer Jésus son Fils. La naissance d’un enfant procure en principe de la joie à toute la famille et cette joie appelle immédiatement à la responsabilité et à l’engagement source de gloire familiale. Cette responsabilité est multiple : nous avons la responsabilité de l’accueil et de l’intégration de l’enfant dans le cercle familial  et de sa reconnaissance comme membre de la famille et de l’humanité ; la responsabilité de veiller sur la croissance normale de l’enfant, la reconnaissance et le respect de ses droits… L’enfant qui est né devient par sa présence « l’unité de mesure » de la maturité de la famille et de l’humanité. De la même manière, la célébration chaque année de la Nativité de Jésus devient pour notre humanité et pour chacun de nous chrétiens, la relance de notre responsabilité vis-à-vis de Jésus Christ, de celui qu’il révèle et de chaque homme. « Qui vous accueille m’accueille; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. » (Mt 10,40) « A tous ceux qui ont reçu Jésus, Dieu a donné le pouvoir de devenir ses enfants » (cf. Jn 1,12). D’où quelques questions fondamentales que nous devons nous poser en cette fête : qu’ai-je fait pour que Jésus soit accueilli dans ma vie et autour de moi ? Si Jésus est bien accueilli dans ma vie, est ce que je l’ai intégré désormais à l’orientation que je donne à ma vie ? Est-ce que je me réfère tout au moins à sa présence pour prendre des décisions dans ma vie et sur les autres qui vivent autour de moi ? Suis-je conscient que toute décision que je prends sur moi-même a une incidence sur les autres ?  Quel accueil je réserve à ceux qui sont autour de moi et aux événements ? Jésus nous dit : « Celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » (Mt 10, 42) Agir ainsi, c’est laisser grandir Jésus Christ dans notre vie et dans notre humanité ; c’est accroitre la joie autour de nous en évitant des erreurs d’appréciation et de jugement ; c’est implanter en nous et autour de nous le règne de Dieu.

 

Noël est l’instauration renouvelée du Règne de Dieu dans un monde décousu.

 

Jésus par sa naissance est venu annoncer et inaugurer le Règne de Dieu dont il est le Prince éternel. Jésus annonce « la Paix qui est la Bonne Nouvelle » (Is 52,7) et dans le même temps il est « la Paix » (Ep 2,14). « Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près » (Ep 2,17).

 

« Rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans Lui… » (Jn 1,3). Jésus, par son incarnation, nous révèle que le Règne qu’il est venu inaugurer au nom de son Père est celui de Paix, de justice, d’amour et de miséricorde. La célébration de cette fête de Noël nous invite tous à devenir des  signes et porteurs de cette paix, de cet amour, de cette justice et de cette miséricorde de Dieu au quotidien. Ceci afin que nos contemporains, en nous approchant et en nous côtoyant, puissent redécouvrir Jésus, l’approcher, l’aimer, l’accueillir, l’expérimenter et l’offrir à leur tour à d’autres personnes. Par notre vie, apportons la joie de Noël à notre humanité qui sombre dans la tristesse et le désespoir. Par notre vie, reflétons le vrai règne de Dieu en nous et autour de nous.

 

Puisse l’Emmanuel augmenter en nous la joie de vivre et d’espérer puis l’élan d’annoncer son Règne et d’œuvrer activement pour son instauration dans notre humanité, gage de notre épanouissement et de notre sanctification.

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