Les activités d’ouverture du Congrès ont démarré à 15h 15 avec une chorégraphie, une sorte de comédie musicale préparée par la Sr Marie-Claire, FMA, avec certaines filles ; cette comédie musicale portait sur la vie de saint Jean Bosco. S’ensuivit une chorégraphie-Prière sur le Notre Père et la Prière à Don Bosco donnée par le Père Pascual Chavez, Recteur Majeur.

Le Père Guillermo LOPEZ, SDB, Directeur du Centre d’Apprentissage Maria Auxiliadora dont les locaux abritent ce Congrès. Reprenant la réflexion d’un autre confrère la veille, il constate que ce Congrès est la seule occasion de l’année où toutes les branches de la famille salésienne se retrouvent pour échanger sur ce qui nous unit ; tout en s’en réjouissant, il s’est demandé si l’on ne pourrait pas multiplier ces occasions, afin de continuer à travailler en syntonie, nous qui avons un même Père, Don Bosco et une même spiritualité. Il a souhaité un bon congrès à tous.

Le Père Ferdinand ZIGUI s’est chargé ensuite de présenter aux congressistes les différentes personnes qui nous aiderons d’une manière ou d’une autre pour le bon déroulement de ce congrès : La Sœur Yvette Djossou (FMA) et le Père Georges KOEVI (SDB), Modérateurs. Le Frère François ONDOUA (SDB, Etudiant de Philosophie), chargé de l’accueil et de l’hébergement des congressistes. Le Père Matthieu HOUNNAKE (SDB), le Fr AMEKOULAPE Simon (SDB), le Fr Samuel GUIDIGLO (SDB),  au Secrétariat. Le Fr Mark ESHUN (SDB), à l’inscription et à l’économat du Congrès. Le Fr Marc-Auguste KAMBIRE et M. Paulin AKLADJE, à la Communication sociale.

Le Père Ferdinand ZIGUI continua avec son mot de bienvenue en tant que Coordinateur du Congrès. « Jamais deux sans trois », a-t-il dit pour commencer, signifiant par-là que ce Congrès est le troisième du genre dans notre Province : le premier, sur Don Rua fut une réplique d’un autre Congrès sur Don Rua au niveau de toute la Congrégation. Le second, comme celui-ci, s’insère dans le contexte des trois ans de préparation à la célébration du de la naissance de notre fondateur Saint Jean Bosco, et avait pour thématique l’histoire de Don Bosco ; L’actuel congrès a la même thématique que celle de cette deuxième année de préparation au bicentenaire, c’est-à-dire la pédagogie de Don Bosco. Le Père Ferdinand a également relevé que ce congrès est la seule occasion de l’année où toutes les composantes de la Famille Salésienne se retrouvent pour vivre un moment unique de convivialité et d’approfondissement de certains aspects essentiels du charisme. Il se félicite en outre de l’esprit du « subito » qui est encore présent dans le cœur de certains confrères qui ont accepté dans ce congrès des responsabilités à la dernière minute. Il a remercié tous les congressistes et leur a souhaité de bons moments de réflexion, de travail et de convivialité.

Le Père Georges KOEVI a passé la parole au Provincial pour son mot de bienvenue et d’ouverture officielle du Congrès. Celui-ci, dans son intervention, a relevé que ce deuxième Congrès sur Don Bosco est le couronnement de cette deuxième année de préparation au Bicentenaire de notre Fondateur, année dont le thème est La Pédagogie salésienne. Ce Congrès, dit-il, est une sorte de bilan pour la Famille Salésienne de l’AFO afin de vérifier le degré d’implication et d’engagement dans l’assimilation du Système Préventif. Citant la lettre d’indiction pour la préparation du Bicentenaire, (Don Pascual CHAVEZ, 31 janvier 2011), il a rappelé au sujet de cette deuxième année qu’ « aujourd’hui il est nécessaire d’approfondir la pédagogie salésienne. C’est-à-dire qu’il faut étudier et réaliser le système préventif remis à jour tel que le souhaitait le P. Egidio Viganò ». A la suite de Don CHAVEZ, dans la présentation de l’étrenne 2013, il a insisté que « notre objectif sera d’approfondir sa proposition éducative : ce que Don Bosco a entendu offrir aux jeunes et la méthode qu’il a utilisée pour ouvrir les portes de leur cœur, conquérir leur confiance, former de fortes personnalités du point de vue humain et chrétien. Concrètement, nous voulons nous rapprocher de Don Bosco éducateur. Il s’agit donc d’approfondir et d’adapter le Système Préventif ». Il a exhorté les congressistes et toute la Famille Salésienne à ne pas seulement voir dans le Système Préventif une méthode éducative, mais avant tout une spiritualité, puis à ne pas être présents seulement comme des auditeurs, mais comme des gens qui se laissent interpeler par tout ce que nous allons partager. Sur ce, il a déclaré ouvert ce troisième Congrès de notre Province.

Ce fut le tour de la Sœur Yvette, Modératrice, de donner à Mlle Philomène DIGO, Volontaire de Don Bosco, socio-pédagogue de formation, travaillant dans Plan-Togo, à Sokodé (Nord du Togo). Elle a présenté la toute première thématique de ce Congrès : Vision d’ensemble du Système Préventif.

Après une présentation du contexte historique de ce système, elle en a étudié les possibilités et les conditions de mise en œuvre aujourd’hui, insistant sur la nécessité d’une actualisation de ce système pour les contextes actuels, afin de lui redonner vie. Il s’agit, dit-elle, pour ceux qui travaillent sur le terrain et pour les spécialistes, d’exercer les grandes virtualités du SP, d’en moderniser les principes, les concepts et les orientations premières, de réinterpréter au plan théorique et pratique aussi bien les grandes idées de fond du Système Préventif que nous connaissons tous (la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes ; la foi vivante, la ferme espérance, la charité théologique et pastorale ; le bon chrétien et l’honnête citoyen ; la joie, l’étude et la piété ; les trois S ; la piété moralité, culture, civilité ; l’évangélisation et la civilisation… ), que les grandes lignes de la méthode (se faire aimer avant de – mieux : plutôt que – se faire craindre ; raison, religion, cœur (= bonté affectueuse) ; père, frère, ami ; familiarité surtout en récréation ; gagner le cœur ; l’éducateur consacré au bien de ses élèves ; ample liberté de sauter, courir et crier à cœur joie…). Et tout cela pour les jeunes « nouveaux », appelés à vivre dans une gamme très vaste et inédite de situations et de problèmes, à une époque décidément changée où les sciences humaines elles-mêmes sont en phase de réflexion critique.

Dès le début, poursuit-elle, la nature et l’action de DB manifestent des caractéristiques sociales, pédagogiques et d’assistance. Pour DB, le présupposé pour un vrai travail d’éducation est justement la sollicitude à satisfaire les besoins fondamentaux des jeunes : nourriture, vêtement, logement, sécurité, travail, développement physique et psychique, entrée dans la société, un minimum de valeurs etc. Vient ensuite – mais les deux moments ne sont pas chronologiquement séparables – l’éducation proprement dite du jeune visant la promotion et l’expansion de la dimension cognitive, affective et éthique : aptitude à décider, capacité de responsabilité morale et civile, indispensable culture de base et professionnelle, engagement religieux conscient et cohérent etc.

Le Système Préventif se module donc en deux opérations distinctes : une assistance qui pourvoit aux besoins humains primaires pour essayer de prévenir les dangers possibles de malaise et toute forme de marginalité humaine, culturelle et sociale ; et une prévention proprement éducative (ou encore ré-éducative) pour une maturation sociale, morale et religieuse du jeune.

Cette optique semble aujourd’hui encore actuelle, vu que les profondes transformations qui se sont produites dans la société, poussent résolument à récupérer les valences d’assistance et sociales du SP, ainsi que les valeurs propres à la sphère affective, émotive, naturelle et surnaturelle.

Par rapport à Don Bosco, stipule-t-elle, sont logiquement changées les conditions de faisabilité et les versions où le Système Préventif s’est réalisé. Le but pédagogique de Don Bosco s’est traduit en une variété d’initiatives différentes des actuelles (ou de toute façon conçues différemment qu’aujourd’hui) et dans des applications qui ont requis des méthodes adaptées à leur diversité ; mais toujours au sein d’une société fondamentalement homogène ou estimée telle, si bien qu’il n’était pas trop difficile de transposer le même système dans des mondes hétérogènes.

 Aujourd’hui le travail éducatif s’étend toujours davantage et les tâches de l’éducateur sont toujours plus difficiles à exécuter et à évaluer. Si autrefois il n’y avait pour ainsi dire que la cours, l’église, l’atelier et l’école, aujourd’hui nous sommes en présence de divers types d’écoles, d’instituts d’éducation et de thérapie, de communautés d’accueil pour enfants et jeunes en difficulté, de centres de prévention contre la dépendance des drogues, de consultation, d’interventions humanitaires pour les jeunes qui vivent dans la rue, de camps de réfugiés avec un grand nombre d’enfants et de jeunes, de centres d’accueil pour immigrés… Et tout cela au sein d’une société complexe et cosmopolite.

L’exposé achevé, l’occasion fut donnée aux congressistes d’avoir quelques réactions à chaud, sous forme de question, de réaction ou de contribution. Après cela, eut lieu une pause suivie de travail en carrefour sur un questionnaire donné par la conférencière. La remontée des carrefours fut la dernière partie de cette soirée.

Le secrétariat

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