Malgré le sentiment de sa grand-mère, Jean pense de temps en temps au songe, aux enfants qui juraient, aux ours changés en agneaux et aux paroles de sa mère : “Peut-être … prêtre”.

Il en connaît déjà plusieurs, des garçons : ils vivent dans les maisons voisines et dans les fermettes répandues par la campagne. Beaucoup d’entre eux sont de braves enfants, mais il y en a aussi qui sont de vrais garnements, des rustres. Pourquoi ne pas commencer à s’en faire des amis dès maintenant?.

Un jour, il revient à la maison le visage en sang. Il jouait à la “lippa” (une forme rudimentaire de baseball), et le projectile de bois l’a violemment touché à la figure. Maman Marguerite s’inquiète, et tout en le soignant, lui dit :

‑Un jour ou l’autre, tu vas me revenir avec un oeil abîmé. Pourquoi fréquentes-tu ces enfants ?

Tu sais bien que certains d’entre eux ne sont pas très recommandables.

‑Si cela te fait plaisir, Maman, je n’irai plus. Mais vois-tu, quand je suis avec eux, ils se tiennent mieux.

Maman Marguerite soupire et le laisse aller.

P. Enrique Franco, sdb

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