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         Le dimanche dernier, la liturgie nous parlait de l’eau, mais dans une double dimension. Non seulement l’eau qui désaltère, mais l’eau-de-vie. En rencontrant Jésus, la Samaritaine rencontre celui qui est véritablement la source de la vie. Aujourd’hui, il s’agit de la Lumière. Une Lumière aussi à double dimension. La lumière dont nous avons besoin pour éclairer notre vie de tous les jours. Mais aussi cette Lumière qui éclaire toutes choses, cette Lumière qui éclaire nos choix, notre existence, notre réussite, notre bonheur….. Car dans l’évangile d’aujourd’hui, nous pouvons noter que l’aveugle n’est pas toujours celui qu’on croit être aveugle.

 Jesus guérie un aveugle de naissance 3

Déjà dans la première lecture, nous voyons que le prophète a eu besoin de cette véritable Lumière, c’est-à-dire de la Lumière de Dieu pour discerner, celui qui correspond véritablement au choix de Dieu. Dieu dit au prophète de ne pas choisir selon les critères humains : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. » Il invite plutôt le vieux Samuel à discerner à la Lumière de Dieu : « Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Et nous verrons que ce petit garçon combattra, que dis-je, vaincra Goliath le leader des Philistins et ceci avec une arme anodine. « Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort » (1Co 1,27) voilà ce que fait le Seigneur, dans nos vies, la « merveille devant nos yeux ». Alors reposons-nous la question, quels sont les critères de nos choix ? Quelle est la lumière qui est claire nos discernements ?

C’est donc à cette Lumière-là qui doit éclairer nos vies et nos choix, pour que nous restions connecter à la volonté de Dieu. Combien de fois ne faisons-nous pas l’expérience que le choix de Dieu pour nous semblent obscure et incompréhensible ? Et pourtant en faisant une relecture, nous constatons qu’effectivement, c’était le meilleur choix possible pour nous ? Le psalmiste ne se trompe donc pas lorsqu’il s’abandonne totalement à Dieu et affirme : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien » Ps 22,1.

Et saint Paul nous invite non seulement à nous laisser éclairer par cette Lumière Divine, mais à vivre en enfants de lumière, car par notre baptême, nous sommes devenu enfants de lumière, et de fait, nous sommes appelés à ne prendre part à aucune activité des ténèbres. Et ce que saint Paul considère ici activités des ténèbres, c’est justement le monde des péchés, là où le Satan, c’est-à-dire, l’adversaire, l’accusateur, l’ennemi, le prince des mauvais esprits, parce que lui-même est Le Mauvais, règne. En évitant le règne du mauvais et en vivant dans la Lumière, le baptisé peut porter des fruits « de bonté, de justice et de vérité. » Pouvons-nous en ce temps de carême comme baptisés, porter ses fruits en ce temps de carême ?

L’ évangile nous présente Jésus comme Lumière du monde, cette Lumière dont nous avons besoin, pour vivre en Dieu. Dans ce monde aveuglé par le mensonge, la violence, l’incroyance, Jésus est révélé comme Lumière. Cette présentation est faite de manière progressive. D’abord, un aveugle qui est exclu totalement de la lumière, mais qui grâce à l’action de Jésus dans sa vie va être capable de voir le monde, Jésus à éclairer sa vie. Mais Jésus ne s’arrête pas là, il le recherche et le retrouve pour lui donner la Lumière de la foi, qui lui permet à lui aussi de vivre en enfant de Dieu, en enfant de Lumière. Quelle merveille fit pour lui le Seigneur ?

Voyez-vous ceux qui sont habitués à voir l’aveugle-guéri-sauvé, sont troublés. Ils ont de doute sur la personne de l’aveugle-guéri-sauvé, ils ne voient plus claire et c’est étonnant, c’est l’aveugle qui éclaire leur lanterne. Et ce n’est pas les sages, les connaisseurs, les pharisiens qui sont les plus éclairés. Ils voulaient au contraire, à nouveau replonger l’aveugle-guéri-sauvé dans sa cécité, le noyer à nouveau dans l’obscurité. Mais lui leur affirme simplement qu’il ne connaît même pas son identité, seulement, il reste convaincu qu’il devait être un homme de bien et non un pécheur ; il doit être un prophète, un envoyé de Dieu. Sûrement, il ne peut pas être un pécheur, ce n’est pas parce qu’il n’a pas respecté le sabbat, qu’il est si mauvais. Le sabbat n’est-il pas fait pour l’homme, et non l’homme rester esclave du sabbat ? Pourtant l’évangile de ce jour nous dit : « Les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme, qui maintenant voyait, avait été aveugle » Paradoxe, donc les véritables aveugles n’est donc pas l’aveugle-guéri-sauvé, mais les biens pensants, les pharisiens !

Voulons-nous rester aveugle, parce qu’attachés à tes principes, à des normes qui dénaturent l’homme ? Ou voulons-nous, nous laisser illuminer par le Christ, la lumière du monde. Accepterons-nous d’être exclu comme l’aveugle-guéri-sauvé, de certains milieux, pour nous attacher définitivement à la Lumière qu’apporte le Christ ?

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