En ces moments où les reliques de notre père sont entrain de nous faire leurs adieux, je voudrais partager avec vous cette réflexion qui est la dernière partie d’un article que j’ai publié dans “Il@m”. Cette partie s’intitule: Aller à Don Bosco.

Ce mouvement (aller à Don Bosco) représente le gage de notre fidélité à Dieu et au charisme dont nous sommes les dépositaires. Comme le dit Francesco Motto dans son libre “Caminar tras las huellas de Don Bosco, de la historia a la vida, hoy” (Marcher sur les pas de Don Bosco, de l’histoire à la vie, aujourd’hui), « la nécessité de la fidélité à Don Bosco exige le reditus ad fontes et la connaissance profonde de Don Bosco, sans s’enfermer dans una accommodata renovatio » (la traduction est mienne).

Nous sommes des fils de « rêveur » et l’héritage précieux dont nous disposons est le rêve. Un rêve toujours renouvelé qui nous situe au-dessus de la tentation de répéter ce qu’on a toujours fait, car l’ingéniosité de Don Bosco a été justement sa capacité de créer, d’explorer de nouvelles possibilités, d’oser l’apparemment impossible.

Il est évident que pour rêver aujourd’hui à la manière de Don Bosco, pour faire fructifier se trésor que nous avons reçu, pour perpétuer le charisme salésien que Dieu a donné à son Église par le biais de Don Bosco, nous devons nous inscrire dans la dynamique que nous propose la Congrégation en ces années de préparation au Bicentenaire de la naissance du saint des Jeunes. Approfondir nos connaissances et les diffuser aux hommes et femmes de nos sociétés dans un langage qui leur soit accessible. Et c’est là le nœud du problème. Étudier, assumer, personnaliser et être capable de transmettre spontanément nécessite application et temps. En effet je crois que nous nous trouvons actuellement à un carrefour où le plus important n’est pas ce que nous faisons sinon ce que nous sommes et que nous nous préparons à être et à faire. Et ici permettez-moi de rappeler que chaque salésien es responsable de sa formation et fort de cela nous devons reprendre chaque élément du système préventif dont nous sommes dépositaire et le travailler au point de lui trouver une interprétation actualiser et opérationnelle.

Pour ce faire il va falloir apprendre à écouter les cris de l’abandon, de la misère et de l’impossibilité des jeunes de s’insérer dans une société chaque fois plus fermer, le cri de la violence, de la marginalisation et de la déstructuration des familles, le cri des enfants et adolescents qui n’ont pas accès à l’éducation formelle, le cri de la faim et de l’oppression et j’en passe.

En guise de conclusion, le retour aux jeunes prôné par la magistère de la congrégation depuis un certain temps passe par un retour à Don Bosco source d’inspiration et chemin de fidélité. Mais un retour dynamique qui favorise les processus de réflexion afin d’actualiser aussi bien notre proposition éducative-pastorale que notre vie religieuse salésienne. Un retour qui fasse grandir en nous le sens de l’appartenance et qui nous fasse protagoniste de l’histoire salésienne qui continue de s’écrire. Il est par conséquent nécessaire de combiner la connaissance théorique approfondie de Don Bosco avec l’observation et l’écoute de la réalité présente avec les yeux et les oreilles de Don Bosco.

Unis en Don Bosco

Elie ASSOGBA, sdb

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