Je me souviens encore : décembre 1999. J‟étais à Bobo-Dioulasso.

La fin d‟une année, d‟un siècle, d‟un millénaire s‟approchait.

Tant d‟attentes, tant de prévisions, tant de bilans, tant de prophétiseur la fin du monde…!
L‟année 2000 arrivait et une nouvelle porte pour l‟humanité semblaits‟ouvrir. Il y avait un mélange entre peur et joie, entre pessimisme et optimisme, entre désespoirs et espoir. Nous étions tous un peu dans l‟attente de ce que le nouveau millionnaire allait nous déparer.
Une décennie, et plus, s‟est déjà écoulée. Le temps passe vite. Très vite. Où étais-tu en décembre 1999 ? Quels étaient tes projets ? Tes attentes ? Tes espoirs…ou tes désespoirs ?
On s‟attendait à un millénaire de paix, de communion, de solidarité, de bonheur, de grands changements… et un peu de tout cela nous trouvons…mais moins de ce que nous attendions et espérions. Sans doute, les événements du célèbre 11 septembre avaient cassé une grande partie de nos espoirs et de cette attente de communion et de solidarité. Aujourd‟hui, nous sommes encore sous l‟ombre de la peur du terrorisme et sur la course de l‟individualisme. En effet, l‟espérance et la communion sont deux valeurs qui ont du mal à se faire une place dans ce millénaire, et plus encore en ce temps de crise mondiale. Chacun « se cherche » !
Regardons derrière. Regardons-nous. Plus que jamais, nous salésiens – hommes d‟espérance, par charisme et de communion, par vocation – sommes appelés à nous faire une place et à contribuer ainsi à une autre réalité ensemble avec tant de jeunes et de laïcs qui s‟ajouteront sur cette route de l‟espérance et de la communion.

Oui, c‟est le moment de regarder derrière et nous demander si nous avons été des constructeurs de communion comptant sur les autres, ou des individus qui travaillent comme autonomes. C‟est le moment de regarder derrière et vérifier si nous sommes des semeurs d‟espérances ou si nous avons été occasion de désespoir pour les autres.
Je pense que nous sommes dans un moment opportun pour faire l‟un de ces bilans que nous sommes habitués à faire à la fin d‟une année, à la
fin d‟une période. Ne pas faire une halte pour regarder en arrière et voir ce qui est arrivé à nos vies et ce que nous avons fait de nos vies durant ces années, serait une occasion ratée. C‟est sûr que dans toute entreprise ça se fera…et notre vie est plus qu‟une entreprise. Une entreprise où nous ne sommespas seuls. Les autres – confrères, laïcs, jeunes – y sont. Dieu y est. Quelle est la place que nous avons donnée à ces autres qui font aussi partie de notre vie ? Comment ils nous ont aidés à grandir, à mûrir ? Ou jusqu‟à quel
point nous les avons permis d‟intervenir pour nous aider à construire nos vies..?
Regarder derrière, pour maintenir le regard sur cette nouvelle porte qui s‟ouvre en 2011 et qui nous signale déjà cette autre porte du 2020 qui s‟entrevoit vers la fin du « couloir ». Avançons avec un élan nouveau d‟espéranceet de communion.
Fraternellement

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